Le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, s'est exprimé avec virulence dans une interview au Figaro, dénonçant un débat politique « parfois exacerbé et outrancier » à l'égard de sa compagnie. Alors que la gauche l'accuse d'être un « profiteur de guerre », il a tenu à rappeler que les profits ne « tombent pas du ciel ».
Des critiques jugées injustes
Patrick Pouyanné a refusé d'entrer « dans le jeu des petites phrases » concernant les attaques de la gauche, notamment de la cheffe des écologistes Marine Tondelier qui souhaite lui retirer la légion d'honneur. Il a souligné que ses salariés sont choqués d'entendre que les bénéfices sont encaissés sans effort.
Des résultats records
TotalEnergies a enregistré un bénéfice record de 4,96 milliards d'euros au premier trimestre, en hausse de 51 % sur un an, porté par la flambée des prix des hydrocarbures liée à la guerre au Moyen-Orient. Ce résultat a relancé le débat sur une éventuelle taxe sur les « superprofits ».
Le PDG a déjà menacé de mettre fin au plafonnement des prix du carburant dans ses stations-service françaises, une mesure bien accueillie par le gouvernement et les automobilistes. Il a rappelé que TotalEnergies est « le seul groupe pétrolier au monde à avoir mis en place un plafonnement » et que cet effort est conséquent.
Approvisionnement sous tension
Patrick Pouyanné a tenté de rassurer sur l'approvisionnement en carburants, affirmant qu'il n'y aura pas de pénurie en France, mais que la « non-pénurie aura un prix ». Le pays devra payer plus cher pour acheminer du pétrole, très disputé par l'Asie. « Il y a un combat pour les volumes dans un marché qui ne produit plus que 90 millions de barils par jour au lieu de 100. Et cette bataille fait monter le prix, qui est celui de la sécurité d'approvisionnement », a-t-il expliqué.



