PIB stable au premier trimestre en France, déception économique
PIB stable au T1 en France, déception économique

Le Produit intérieur brut (PIB) de la France est resté stable au premier trimestre, a annoncé jeudi l’Insee dans une première estimation, en raison d’une demande intérieure « atone » et d’une contribution du commerce extérieur « fortement négative ». Ce résultat décevant intervient avant même le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, et va à l’encontre des prévisions des grands instituts. La Banque de France pensait encore il y a une quinzaine de jours que la croissance avait pu atteindre « jusqu’à 0,3 % » au premier trimestre, tandis que fin mars, l’Insee avait abaissé sa prévision initiale de 0,3 % à 0,2 %.

Finalement, le PIB « marque le pas », remarque l’Institut national de la statistique, après avoir augmenté de 0,2 % au quatrième trimestre 2025. La demande intérieure finale (hors stocks) « est atone », avec une consommation des ménages qui « recule légèrement » (-0,1 % après +0,4 % au quatrième trimestre) et un investissement qui se replie (-0,4 % après +0,3 %). Au total, la contribution de la demande intérieure (hors stocks) à la croissance du PIB est nulle ce trimestre, après avoir apporté 0,4 point au quatrième trimestre 2025.

Les variations de stocks maintiennent le PIB à flot

La contribution du commerce extérieur est « fortement négative » (-0,7 point après +0,6 point au quatrième trimestre) : les exportations se replient « franchement » (-3,8 % après +0,8 %), et les importations reculent de nouveau (-1,7 % après -0,8 %). Ce sont finalement les variations de stocks qui empêchent le PIB de diminuer au premier trimestre. Elles contribuent pour 0,8 point à son évolution, après -0,7 au quatrième trimestre, en particulier grâce aux produits aéronautiques, après un fort déstockage les deux trimestres précédents.

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La dernière prévision de croissance du gouvernement pour l’année 2026 est de 0,9 %. Il l’avait révisée à la baisse de 0,1 point il y a une quinzaine de jours pour tenir compte des effets inflationnistes de la guerre au Moyen-Orient. Avec un « acquis » (c’est-à-dire ce que serait la croissance annuelle si elle restait stable après ce premier trimestre) de 0,5 % fin mars, cette prévision annuelle semble ardue à tenir, car elle nécessiterait une croissance d’environ 0,3 % à chacun des trimestres suivants pour être réalisée, selon un calcul de l’AFP, alors que les effets de la guerre ne se sont pas encore fait sentir.

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