Dans une tribune publiée dans Libération, Paul Magnette, ministre-président de la Wallonie et figure du Parti socialiste belge, affirme que le capitalisme autoritaire n'est pas une fatalité. Il appelle à une régulation démocratique de l'économie pour contrer les dérives autoritaires observées dans plusieurs pays.
Un constat alarmant sur l'état du capitalisme
Magnette souligne que le capitalisme autoritaire, caractérisé par une concentration du pouvoir économique et politique, gagne du terrain. Il cite l'exemple de la Hongrie et de la Pologne, où les gouvernements utilisent leur pouvoir pour favoriser des oligarques et restreindre les libertés démocratiques. Selon lui, cette tendance n'est pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques.
La nécessité d'une régulation démocratique
Pour inverser cette tendance, Magnette propose de renforcer la régulation démocratique de l'économie. Il plaide pour une démocratisation de l'entreprise, une meilleure répartition des richesses et une lutte contre les monopoles. Il insiste sur le rôle des institutions européennes et nationales pour imposer des règles communes.
« Le capitalisme autoritaire n'est pas une fatalité. Il est le produit de décisions politiques que nous pouvons et devons contester », écrit-il. Il appelle à une mobilisation citoyenne et politique pour défendre un capitalisme régulé et démocratique.
Un appel à l'action politique
Magnette conclut en invitant les progressistes à proposer une alternative crédible. Il estime que la social-démocratie doit se réinventer pour répondre aux défis du XXIe siècle, sans tomber dans le renoncement ou le repli nationaliste.



