Le fabricant français de pâtes Panzani et le groupe portugais Cerealis sont entrés en négociations exclusives en vue de créer un ensemble agroalimentaire pesant environ un milliard d'euros de chiffre d'affaires et employant 1 800 salariés. L'opération, annoncée vendredi dans un communiqué commun, donnerait naissance à un acteur européen de premier plan, tout en conservant le siège de Panzani à Lyon.
Un rapprochement entre deux acteurs complémentaires
Panzani, connu pour ses pâtes sèches, son couscous et ses sauces, est présent en France, aux Pays-Bas et en Europe centrale. Contrôlé par le fonds d'investissement CVC Capital Partners, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 620 millions d'euros en 2025. Cerealis, groupe familial portugais basé à Porto, fabrique des pâtes sèches, des céréales pour petit-déjeuner, des barres céréalières, des biscuits et de la farine. Présent au Portugal, en Espagne, en République tchèque et en Pologne, il a généré 400 millions d'euros de revenus en 2025.
Les deux entreprises se décrivent comme "reconnues et complémentaires en termes d'implantations géographiques, de portefeuilles de produits et de savoir-faire industriel". Le nouvel ensemble réunirait des actifs qui se renforcent mutuellement, selon le communiqué conjoint.
Un actionnariat européen stable et de long terme
À l'issue de l'opération, les actionnaires actuels de Cerealis prendraient les commandes, aux côtés de CVC Capital Partners, qui conserverait une participation minoritaire. Le nouvel ensemble afficherait un chiffre d'affaires annuel consolidé d'environ un milliard d'euros et 1 800 salariés, devenant ainsi "un acteur agroalimentaire de premier plan".
Les deux entreprises conserveraient "une organisation décentralisée, préservant l'autonomie opérationnelle et industrielle de chacune". Panzani garderait son siège à Lyon, sous la direction de son PDG actuel, Albert Mathieu, dont le périmètre serait étendu aux activités du nouvel ensemble en Europe centrale. Cerealis resterait une entreprise portugaise, avec son siège à Porto, dirigée par Paula Meireles, sa directrice générale actuelle, pour les activités ibériques et les marques de distributeur.
Une gouvernance confiée à Pedro Moreira da Silva
Pedro Moreira da Silva, actuel vice-président de Cerealis, assurerait la conduite d'ensemble du nouveau groupe et piloterait les initiatives communes aux deux entreprises. Le projet reste soumis à l'information et à la consultation des instances représentatives du personnel, ainsi qu'aux autorisations réglementaires.
Cette opération, si elle aboutit, créerait un champion européen des pâtes et des céréales, capable de concurrencer les grands groupes du secteur sur un marché de plus en plus concentré.