L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a annoncé, lundi 3 mai, une augmentation de ses quotas de production conformément au calendrier établi. Cette décision, attendue par les marchés, n'a pas été accompagnée de commentaires sur le départ annoncé des Émirats arabes unis (EAU) de l'organisation.
Une hausse programmée
Les quatorze membres de l'Opep ont convenu d'augmenter leur production de 400 000 barils par jour en juin, comme prévu depuis juillet 2021. Cette augmentation progressive vise à répondre à la demande mondiale croissante, alors que l'économie se redresse après la pandémie de Covid-19. Le cartel maintient ainsi son cap, malgré les tensions internes.
Le silence sur les Émirats
Le communiqué final de la réunion ne mentionne pas la décision des Émirats arabes unis de quitter l'Opep, annoncée la semaine précédente. Cette omission est interprétée comme une volonté de minimiser l'impact de ce départ sur l'unité du groupe. Les EAU, troisième plus grand producteur de l'Opep, ont justifié leur retrait par des divergences stratégiques, notamment sur les quotas de production.
Les analystes estiment que ce départ pourrait affaiblir l'influence de l'Opep sur les prix du pétrole. Toutefois, l'organisation a réaffirmé son engagement à stabiliser le marché. Le prochain rendez-vous est fixé à juillet pour discuter de la politique de production à partir de septembre.
Réactions des marchés
Les cours du pétrole ont peu réagi à cette annonce, le marché ayant déjà intégré cette hausse. Le baril de Brent se négociait autour de 75 dollars, en légère baisse. Les investisseurs restent attentifs à l'évolution de la demande, notamment en Chine et aux États-Unis.



