Le 5 mai 1821, Napoléon Ier s'éteignait à Sainte-Hélène. À l'occasion du bicentenaire de sa mort, le Mobilier national présente l'exposition "Palais disparus de Napoléon" à la Galerie des Gobelins à Paris, du 15 septembre 2021 au 16 janvier 2022. Alors que tout semble avoir été dit sur l'Empereur, son héritage et les controverses qui l'entourent, il est temps de revisiter les moments clés de son existence.
15 août 1769 : Naissance à Ajaccio
Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, dans une famille nombreuse. Il est le deuxième enfant de Charles Bonaparte et de Letizia Ramolino, future Madame Mère. La Corse, alors génoise, est rattachée à la France depuis un an. Le jeune Napoléon part étudier sur le continent, d'abord au collège militaire de Brienne, puis à l'École militaire de Paris en 1785.
1799 : Le coup d'État du 18-Brumaire
Après s'être rallié à la Convention et avoir protégé la République en 1795, Bonaparte remporte une victoire éclatante à Lodi en 1796. De retour d'Égypte en 1799, il fomente le coup d'État du 18-Brumaire (9 novembre), renversant le Directoire avec l'aide de Sieyès et Talleyrand. Il prend le pouvoir, soutenu par l'armée.
1802 : Consul à vie
Vainqueur de la seconde campagne d'Italie, Bonaparte rétablit les finances, pacifie la Vendée, signe le Concordat avec le pape et conclut la paix d'Amiens avec l'Angleterre. Plébiscité, il devient consul à vie, mais un complot royaliste mené par Cadoudal et Pichegru le pousse à faire exécuter le duc d'Enghien.
1804 : Le sacre de l'Empereur
Le 2 décembre 1804, Napoléon est sacré empereur des Français à Notre-Dame de Paris, en présence du pape Pie VII. Il se couronne lui-même, tandis que Joséphine de Beauharnais devient impératrice. Ce sacre consolide le régime et garantit les acquis de la Révolution.
1805 : Le soleil d'Austerlitz
Un an jour pour jour après son sacre, Napoléon remporte la bataille d'Austerlitz contre les armées autrichienne et russe. Cette victoire éclatante confirme son génie militaire et lui permet d'étendre son influence en Italie et en Allemagne.
1807 : L'apogée de la paix de Tilsit
Après avoir vaincu les Autrichiens, Prussiens et Russes, Napoléon rencontre le tsar Alexandre Ier sur un radeau au milieu du Niémen pour signer la paix de Tilsit. Cette paix consacre sa domination sur l'Europe, tandis que le blocus continental vise à affaiblir l'Angleterre.
1812 : Le désastre de la campagne de Russie
Le 24 juin 1812, Napoléon franchit le Niémen à la tête d'une immense armée. La campagne éclair espérée tourne au désastre : Moscou est incendiée, la retraite est meurtrière. Seuls 25 000 hommes sur 500 000 reviennent. Ce revers marque le début de la fin.
1814 : L'abdication à Fontainebleau
Après la perte de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Espagne, la France est envahie. Paris tombe le 30 mars 1814. Napoléon abdique sans condition le 4 avril au château de Fontainebleau, tente de s'empoisonner, puis part en exil à l'île d'Elbe.
1815 : Le désastre de Waterloo et l'exil à Sainte-Hélène
De retour en France le 1er mars 1815, Napoléon reprend le pouvoir pour Cent Jours. Mais sa défaite à Waterloo le 18 juin face aux Prussiens et aux Anglais met fin à son règne. Il abdique une seconde fois et est exilé à Sainte-Hélène par les Anglais.
1821 : La mort de l'« Aigle »
Napoléon meurt le 5 mai 1821 à Longwood, sur l'île de Sainte-Hélène. Il dicte ses Mémoires, posant les bases de sa légende. Ses cendres sont rapatriées à Paris en 1840, déclenchant une immense émotion populaire. La légende napoléonienne est née.



