Lors du conseil municipal de Nice du 5 juin 2026, un événement politique inattendu s'est produit. Un vœu présenté par Julien Picot (Parti communiste), membre du groupe d'opposition Tous Unis pour Nice, a été adopté à l'unanimité. Ce texte portait sur la fiscalité du logement, un sujet sensible dans une ville en tension immobilière.
Un vœu pour une fiscalité plus juste
Julien Picot a dénoncé l'injustice de la corrélation entre la taxe foncière et la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Il a expliqué que la baisse du taux de la taxe foncière entraînait automatiquement celle de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, ce qu'il juge profondément injuste. Il a donc demandé une modification législative pour décorréler ces deux taxes.
Un soutien unanime malgré des divergences
Le maire, Éric Ciotti, a reconnu que le lien automatique entre les deux taxes limitait la libre administration des collectivités locales. Il s'est dit favorable à la décorrélation. Malgré des lectures différentes selon les sensibilités politiques, l'ensemble des élus a voté en faveur du vœu, reconnaissant la nécessité de différencier la fiscalité des résidences principales et secondaires.
Une avancée politique majeure
La section maralpine du Parti communiste s'est félicitée de ce vote, y voyant un signal fort adressé à la représentation nationale. Elle a souligné que la fiscalité locale doit cesser de pénaliser les habitants et mieux prendre en compte la spéculation immobilière. Julien Picot a qualifié ce vote d'« événement politique majeur », traduisant une prise de conscience partagée face à la crise du logement.
Cette démarche sera désormais portée au niveau national, notamment auprès des parlementaires communistes, pour engager une réforme législative. L'adoption unanime envoie un message clair au gouvernement et au parlement : les collectivités locales ont besoin de nouveaux outils pour lutter contre la crise du logement et défendre le droit de vivre dans sa ville.



