Réunis en séance le jeudi 30 avril, les élus mourenxois ont voté un budget marqué par la stabilité des taux d’imposition et un renforcement du soutien financier au tissu associatif de la commune.
Un budget entre continuité et contraintes
Après les orientations budgétaires débattues le 14 avril dernier, le Conseil municipal de Mourenx s’est réuni le jeudi 30 avril pour le vote du budget. « Un budget que nous avons subi, mais que nous avons construit », a commenté le maire Lindsey Deary. C’est par un hommage à Germain Labataille, décédé le 22 avril dernier, que l’édile a souhaité commencer la séance, tenue devant un très nombreux public.
Taux d’imposition maintenus
Après le vote des différents comptes de gestion et administratifs ainsi que les affectations de résultats pour 2025, le maintien des taux de contributions directes a été voté. La première adjointe, Laetitia Arigault, a précisé : « Le panier de recettes fiscales de la Ville est composé de la taxe foncière sur les propriétés bâties (37,14 %), les propriétés non bâties (24,29 %) et de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires (16,58 %) ».
Budget primitif 2026 à l’unanimité
Le budget primitif 2026 de la commune a ensuite été voté à l’unanimité. On note, en section de fonctionnement, un budget de 9 349 903 euros et, en section d’investissement, un budget de 6 100 651 euros. Le budget assainissement s’équilibre à 731 380 euros en fonctionnement. « On constate un suréquilibre en investissement de 373 513 euros, avec 2 413 779 euros en dépenses et 2 787 292 euros en recettes », a-t-il été souligné.
Dette et équipements
Pour la gendarmerie, le remboursement de l’annuité d’emprunt est largement couvert par les loyers versés par l’État. L’encours de la dette est de 2 059 644 euros au 1er janvier 2026. Concernant le pôle de santé Simone-Veil, le budget s’élève à 184 338 euros. L’annuité d’emprunt est financée par les loyers versés par les professionnels de santé. Pour La Piscine, le budget s’élève à 1 033 412 euros, alimenté par une subvention d’équilibre de 500 000 euros du budget communal.
Soutien accru au monde associatif
Pour le monde associatif, la municipalité maintient ses efforts : « Nous faisons le choix de maintenir les subventions au CCAS (430 000 euros), à La Piscine et au cinéma mais aussi d’augmenter l’enveloppe dédiée aux associations culturelles, patriotiques, sportives et à objet social de 14 975 euros, dont 8 500 euros attribués au centre social Lo Solan, conformément aux engagements pris durant la campagne électorale ».
Le Belvédère s’invite dans le débat
À l’occasion du conseil municipal du jeudi 30 avril, le maire Lindsey Deary a indiqué que « ce budget est subi parce qu’il a ce qu’on appelle des ''coups partis'', hérités de la précédente municipalité, qu’il nous faut honorer par nécessité du fait d’engagements budgétaires. Je pense bien sûr à la réhabilitation du Belvédère, dont le coût est exorbitant pour notre commune. On nous a expliqué que le Belvédère, c’est plus de 80 % de subventions, c’est moins de 50 %. On nous avait assuré que le reste à charge pour la commune serait de 400 000 euros, il est en réalité d’un million d’euros ».
Membre de l’opposition, Thierry Derive a souhaité intervenir précisant que « pour le mécénat tout n’est pas arrêté. L’inauguration aurait été l’occasion de donner du poids dans notre demande de subventions, son annulation a stoppé net le mécénat ».
L’édile a répondu qu’un courrier avait été envoyé aux financeurs pour leur expliquer pourquoi elle n’a pas eu lieu. « Quant à l’ouverture et les usages de ce lieu, ce sera précisé prochainement par courrier à la population », a-t-il glissé.



