Mort d’un enseignant de Cambridge : Gand suspend le chercheur accusé de plagiat
Mort d’un enseignant à Cambridge : Gand suspend un chercheur

L’Université de Gand a annoncé la suspension immédiate d’un chercheur de son département de philosophie, accusé de plagiat par Jason Arday, enseignant à l’Université de Cambridge, retrouvé mort le 20 août 2025. La décision intervient après la publication d’un rapport interne qui a mis en lumière des similitudes troublantes entre les travaux du chercheur gantois et ceux de Jason Arday.

Une accusation de plagiat qui a précédé le drame

Jason Arday, professeur de sociologie de l’éducation à l’Université de Cambridge, avait publiquement accusé le chercheur de l’Université de Gand d’avoir copié des passages entiers de ses articles sur la justice sociale dans l’enseignement supérieur. Selon des sources proches de l’enquête, Arday avait fourni des preuves détaillées à la direction de l’université belge, qui avait ouvert une procédure disciplinaire en juillet 2025.

Le corps de Jason Arday, âgé de 38 ans, a été découvert dans son domicile de Cambridge. La police britannique a indiqué ne pas suspecter de circonstances suspectes, mais une autopsie est en cours. L’université de Cambridge a exprimé sa « profonde tristesse » et a salué la mémoire d’un « chercheur brillant et engagé ».

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La suspension comme mesure conservatoire

L’Université de Gand a précisé dans un communiqué que la suspension du chercheur, dont le nom n’a pas été divulgué, est une mesure conservatoire. « Nous prenons très au sérieux les allégations de plagiat, surtout dans le contexte tragique du décès de Jason Arday », a déclaré le recteur de l’université, Rik Van de Walle. « La suspension permettra de mener une enquête approfondie en toute sérénité. »

Selon le rapport interne consulté par Libération, au moins trois articles du chercheur gantois, publiés entre 2022 et 2024, contiennent des passages identiques à ceux de Jason Arday, sans citation appropriée. L’université a également gelé les financements de recherche du chercheur suspendu.

Des réactions dans le monde académique

La nouvelle a suscité une vive émotion dans le milieu universitaire. Plusieurs collègues de Jason Arday ont dénoncé un « système qui laisse les lanceurs d’alerte sans protection ». Une pétition en ligne réclamant une réforme des procédures de traitement des plaintes pour plagiat a déjà recueilli plus de 5 000 signatures.

L’Université de Gand a promis de publier les conclusions de son enquête dans un délai de trois mois. « Nous devons garantir l’intégrité académique et rendre justice à la mémoire de Jason Arday », a conclu Rik Van de Walle. La famille de Jason Arday a demandé à ce que la vie privée soit respectée pendant la période de deuil.

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