Mangoustes jaunes : la Ferme aux crocodiles de Pierrelatte se diversifie
Mangoustes jaunes : la Ferme aux crocodiles se diversifie

La Ferme aux crocodiles-Réserve tropicale de Pierrelatte (Gard) a franchi une étape majeure de son histoire en accueillant, depuis juillet dernier, deux mangoustes jaunes, ses tout premiers mammifères. Cette initiative s'inscrit dans une stratégie de diversification du site, qui prévoit également l'ouverture de logements insolites donnant sur les bassins des crocodiles dès l'hiver prochain.

Une diversification progressive vers les mammifères

Historiquement dédiée aux crocodiles, la Ferme a élargi sa collection au fil des années avec des tortues, des serpents, des oiseaux et des poissons. L'arrivée des mangoustes jaunes marque une nouveauté significative. « C'est un grand pas en avant car c'est la première fois que nous accueillons des mammifères. C'était un peu la suite logique pour nous », explique Samuel Martin, gérant de la Ferme depuis 2023. Cette évolution répond, selon lui, à une nouvelle attente des visiteurs : « Certaines personnes peuvent se lasser des reptiles car ils bougent très peu. Même si un certain public aime beaucoup, cela permet d'enrichir notre offre ».

Le changement de nom du site, devenu « Réserve tropicale », a également joué un rôle dans cette décision. « Il y a quelques années, on a ajouté Réserve tropicale. Donc on peut se permettre d'avoir des mammifères, c'est plus légitime », ajoute Samuel Martin, vétérinaire de formation.

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Le choix de la mangouste jaune : une opportunité saisie

Le choix de la mangouste jaune est né d'une opportunité. « On ne voulait pas des animaux trop imposants car on avait une petite place. Très rapidement, on a pensé aux herpestidés (l'autre nom des mangoustes, NDLR) car ce sont des animaux sociaux qui bougent beaucoup, carnivores et assez simples à élever. Puis, un collègue de Zoa Park à Sanary-sur-Mer m'a proposé de me donner deux mangoustes jaunes. On est alors partis sur cet animal », détaille le gérant.

L'emplacement des mangoustes, à proximité des serpents, est stratégique. « Dans leur écosystème, les mangoustes vivent et se battent avec eux. On trouvait que la relation ambivalente n'était pas inintéressante. Quand on voit une mangouste s'attaquer à un cobra, il y a un côté un peu warrior » (une petite vidéo diffuse cette scène qui se déroule dans la savane, NDLR). Les deux espèces restent toutefois séparées et aucun affrontement n'est possible au sein du parc.

Des projets d'extension et des logements insolites

Dans les années à venir, le nombre de mangoustes pourrait passer à 6 ou 8 maximum. « L'idée n'est pas de les faire se reproduire sinon ça pourrait aller très vite. Mais on pourrait en récupérer des nouvelles dans différentes réserves en France », précise Samuel Martin. D'ici l'été 2028, un espace sur le thème des espèces exotiques envahissantes pourrait voir le jour, avec notamment des ratons laveurs ou des rats musqués. Une zone aqualudique sur le thème du bayou (bords du Mississippi aux États-Unis) est également envisagée, non pour la baignade mais pour se rafraîchir, avec des batailles d'eau pour les enfants.

Par ailleurs, la Ferme prépare une zone d'hôtellerie. Dès l'hiver prochain, quatre logements insolites familiaux (6 à 8 personnes chacun) devraient être proposés au sein de la réserve. « Les visiteurs seront vraiment plongés dans l'univers de la Ferme. Les chambres ou les pièces à vivre donneront directement sur les bassins des crocodiles », annonce le gérant. Les résidents bénéficieront d'une piscine privée jouxtant le bassin des reptiles, séparée par une baie vitrée, ainsi que d'une visite privée en fin de journée. « C'est toute une formule, on espère pouvoir accueillir les premiers visiteurs à Noël ! Cela dépendra de l'avancée des travaux », conclut Samuel Martin.

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