La présidence syrienne a annoncé ce 5 juillet qu'Emmanuel Macron visitera prochainement la Syrie. Ce déplacement, dont la date n'est pas encore précisée, sera le premier d'un président français en Syrie depuis Nicolas Sarkozy en 2009. Une rupture avait eu lieu après la répression du printemps arabe par le pouvoir de Bachar el-Assad en 2011. Paris avait fermé son ambassade à Damas en 2012 et reconnu la coalition de l'opposition comme représentante légitime du peuple syrien, refusant toute normalisation sans transition politique crédible.
Première visite d'un chef d'État occidental depuis la chute d'Assad
Cette visite sera aussi la première d'un chef d'État européen, et même occidental, depuis l'arrivée au pouvoir fin 2024 du président islamiste Ahmed al-Chareh, après la chute du régime de Bachar el-Assad. La France avait déjà été le premier pays à accueillir al-Chareh en mai 2025. Emmanuel Macron avait alors déclaré vouloir accompagner la transition syrienne, tout en conditionnant son soutien à des améliorations sur la stabilité régionale, la lutte contre le terrorisme, le retour des réfugiés et les processus démocratiques.
Une délégation d'investisseurs accompagnant Macron
Selon la présidence syrienne, le but de cette visite est de "renforcer la coopération économique". Le gouvernement de Damas précise qu'Emmanuel Macron sera accompagné "d'une délégation regroupant des investisseurs et des représentants d'entreprises françaises", et que "les entretiens porteront sur les développements régionaux et internationaux". Selon le journal Les Echos, cette visite pourrait avoir lieu dès les 6 et 7 juillet.
Contexte régional et européen
En janvier 2026, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'était rendue en Syrie, envoyant un message fort. Les échanges avaient porté sur la reconstruction du pays, l'aide humanitaire, le retour des réfugiés et les conditions d'un soutien européen, notamment le respect d'une transition politique inclusive et des droits des minorités. Depuis 2025, l'Union européenne a commencé à lever progressivement la majorité de ses sanctions économiques (financières, énergétiques et commerciales) contre la Syrie. En avril dernier, Volodymyr Zelensky avait également effectué une visite.
L'Élysée n'a pour l'heure pas fait de commentaire sur cette annonce.



