Le président de la République, Emmanuel Macron, a reçu lundi 24 août le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, pour une visite consacrée aux crises du Moyen-Orient et au rapprochement économique. À cette occasion, il a confirmé le financement par Ryad d'un projet de trois parcs d'attractions près de Paris, dont un sur l'univers des mangas. L'annonce a été faite mardi par le chef de l'État en personne.
Un projet de 6 milliards d'euros et 22 000 emplois
Le chef de l'État a détaillé sur ses réseaux sociaux les contours de ce projet inédit : « 6 milliards d'euros d'investissements. 22 000 emplois. Du jamais-vu depuis Disneyland. Une destination mondiale », s'est-il enflammé. Les trois parcs d'attractions devraient sortir de terre en Île-de-France, sur 55 hectares de décors nippons financés par les pétrodollars à Cergy-Pontoise.
Ce projet vise à faire de l'ombre à Mickey, implanté en Seine-et-Marne depuis 1992. Un tacle appuyé à l'Amérique de Donald Trump pour signifier que la France s'est définitivement tournée vers d'autres horizons ?
Un parc entièrement dédié à Dragon Ball
Au moins un des trois parcs serait dédié au manga japonais. L'un d'eux sera entièrement consacré à Dragon Ball. Les Français sont les deuxièmes consommateurs de mangas au monde, juste derrière le Japon. En 1988, la série faisait son apparition dans le Club Dorothée, regardée par la génération X le mercredi après-midi.
Le président, qui se dit « passionné de One Piece », manga le plus vendu au monde avec 600 millions d'exemplaires écoulés depuis sa création en 1997, entend bien convertir cette appétence pour la culture geek en levier d'influence.
Un président adepte de la pop culture
Chacun garde en mémoire son « Kaméhaméha » face à une ministre à Tokyo, la fameuse attaque de Tortue Géniale, maître de Sangoku. Emmanuel Macron, qui avait 11 ans en 1988, joue les ados attardés et étale sa passion pour la pop culture.
Le chef de l'État viendra d'ailleurs jouer les VRP de la création audiovisuelle le 7 septembre à Saint-Paul-de-Vence, en coprésidant avec son homologue sud-coréen le « sommet Lumière », grand-messe de l'animation et du jeu vidéo.



