En campagne pour l'élection présidentielle, le maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, David Lisnard, a dévoilé ce mercredi 27 mai 2026 un volet économique majeur de son programme. Ciblant la « macrobureaucratie » française, le candidat libéral propose de supprimer le principe de précaution et d'amorcer un choc fiscal d'envergure pour réorienter l'épargne vers l'innovation et les start-up.
Haro sur la « macrobureaucratie »
Pour David Lisnard, également président de l'Association des maires de France (AMF), l'excès de normes constitue un frein majeur pour l'économie et le développement technologique du pays. « On est sur de la nanotechnologie qui peut malheureusement rencontrer la macrobureaucratie », a-t-il déploré, rappelant qu'il faut en moyenne quatre ans pour construire un simple entrepôt en France. Selon lui, le principe de précaution inscrit dans la charte de l'environnement est devenu un « handicap dans beaucoup de domaines comme la chimie ou l'énergie ».
Choc fiscal et patriotisme économique
Pour financer et soutenir le développement des start-up et des entreprises innovantes, David Lisnard avance plusieurs mesures fortes visant à réorienter l'argent des Français vers l'économie réelle. Il propose notamment de ramener l'impôt sur les sociétés (IS) de 25 % à 20 % au niveau national, de plafonner la taxation des revenus du capital à 22 %, et de rehausser à 5 % le seuil d'investissement obligatoire des plans d'épargne retraite (PER) dans les entreprises non cotées. Cette dernière mesure permettrait, selon ses calculs, d'injecter 7 milliards d'euros supplémentaires dans l'innovation « sans un euro de dépense publique nouvelle ».
Le candidat cannois lie enfin cette relance économique à un sursaut éducatif, plaidant pour le développement des écoles d'ingénieurs et un rehaussement global du niveau en mathématiques afin de sortir le pays du « déclassement éducatif ».



