Larcher : la France n'a pas les moyens d'amortir la crise des carburants
Larcher : la France n'a pas les moyens d'amortir la crise

Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a estimé mercredi que la France « n'a pas les moyens d'amortir les crises » en raison de sa situation financière dégradée. Cette déclaration fait suite à la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un « dispositif d'accompagnement » destiné aux « grands rouleurs » affectés par la hausse du prix du carburant.

Un pays surendetté et surfiscalisé

Interrogé sur BFMTV, Gérard Larcher a affirmé : « Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé. » Selon lui, cette réalité contraint le gouvernement à des marges de manœuvre limitées, l'empêchant de prendre des mesures massives comme une baisse de la TVA, réclamée par le Rassemblement national.

La responsabilité d'Emmanuel Macron

Le président du Sénat a directement mis en cause Emmanuel Macron, estimant que la France paie le prix du « quoi qu'il en coûte » et d'une absence de réduction de la dépense publique. « C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron », a-t-il souligné, décrivant la situation du pays comme une « hypoxie ».

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Une proposition budgétaire à venir

Gérard Larcher a également annoncé que le Sénat, dominé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 « une proposition au gouvernement […] à la fin du mois de juin ». L'exécutif a déjà dévoilé mardi une aide ciblant trois millions de « travailleurs modestes grands rouleurs », ainsi qu'un renforcement du soutien aux pêcheurs et aux agriculteurs.

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