Le glacier La Gelatiera, installé à La Turbie depuis 2022, vient d'agrandir son espace de travail de 25 m² pour accompagner une production en hausse. Cette extension porte la surface totale de l'entreprise à environ une centaine de mètres carrés et doit permettre de mieux organiser le laboratoire, notamment pour stocker les matières premières et les emballages sur place. L'objectif est de soutenir le développement des commandes de pots, des desserts glacés et de l'activité auprès des professionnels, alors que l'enseigne envisage désormais une implantation à Monaco.
Une croissance soutenue par un nouvel espace
L'agrandissement, réalisé à l'arrière de la boutique, vise à libérer de l'espace et à faciliter la séparation entre les différentes étapes de production. « On est sur la phase de croissance », résume Christophe Massa, responsable de la boutique. Cette évolution marque une nouvelle étape pour cette enseigne née à Londres, fondée par deux amis, Antonio Parisi et Stéphane Leyvraz, passionnés de glace artisanale.
Christophe Massa, dont le père est turbiasque et la mère monégasque, a participé à l'aventure londonienne avant de revenir s'installer dans la région. « La proximité de Monaco, c'est un avantage indéniable », explique-t-il. L'aventure a commencé en 2021 avec la reprise des locaux, suivie de plusieurs mois de travaux pour transformer complètement l'endroit. « On a tout refait de A à Z », raconte le responsable. Le point de vente a finalement ouvert en 2022 dans sa configuration actuelle, avec un laboratoire installé à l'arrière où sont fabriquées les glaces vendues sur place.
Une clientèle qui dépasse largement La Turbie
Depuis son ouverture, la clientèle s'est progressivement élargie. Elle reste essentiellement locale, mais dépasse largement les limites de la commune. Habitants des villages voisins, Monégasques, propriétaires de résidences secondaires et visiteurs de passage se retrouvent dans la boutique. Parmi eux, des cyclistes amateurs ou professionnels de la région, qui font régulièrement étape après leur passage chez Triple Crown, située juste à côté.
La Gelatiera entend conserver sa dimension artisanale avec une sélection volontairement resserrée d'une douzaine de parfums en vitrine, qui évolue au fil des saisons. Pistache de Sicile, noisette du Piémont IGP, fleur d'oranger ou sésame noir côtoient les parfums plus classiques. Cette gamme évolue notamment en fonction des fruits disponibles et de leur saisonnalité. L'équipe travaille aussi régulièrement sur de nouvelles associations, comme la mûre-lavande, succès de cet été, ou des créations associant romarin, miel d'acacia et agrumes, tandis que chocolat-gingembre ou chocolat-piment figurent parmi les recettes plus originales.
Des glaces, des vacherins et des produits locaux
La diversification ne s'arrête pas aux parfums. Granités, entremets glacés et bûches complètent l'offre. Les pots à emporter, lancés au cours de la deuxième année d'activité, doivent également continuer à se développer. Le vacherin occupe une place particulière sur la carte : son retour répond à la demande d'habitués qui avaient gardé le souvenir de La Boule de Neige, ancienne pâtisserie-salon de thé installée à proximité. « Beaucoup de gens nous demandaient si nous allions en faire », raconte Christophe Massa. La Gelatiera a donc fini par remettre ce dessert à la carte, avec une fabrication entièrement réalisée sur place.
L'entreprise cherche parallèlement à renforcer ses liens avec les producteurs de la région. Des confitures artisanales de Menton sont proposées aux côtés des glaces, tandis que du miel produit à Sainte-Agnès vient d'intégrer l'offre. Des essais sont également prévus avec des huiles d'olive de Breil, cette fois directement utilisées dans la fabrication de glaces.
Monaco parmi les prochaines étapes ?
Avec cette montée en puissance, la question du développement géographique se pose désormais. Monaco figure naturellement parmi les possibilités. La Gelatiera a déjà reçu des sollicitations pour une implantation dans la Principauté, mais n'a pas donné suite à toutes les opportunités. « On veut que notre produit soit bien traité », insiste Christophe Massa. Aucune nouvelle boutique n'est annoncée à ce stade, mais l'entreprise indique étudier les possibilités en fonction du lieu et du modèle envisagé. « On regarde toujours », résume le responsable.
Une implantation à Monaco constituerait une nouvelle étape pour cette enseigne qui cherche à augmenter ses capacités sans perdre la maîtrise de sa fabrication. L'agrandissement réalisé derrière la boutique doit donner davantage de marge au laboratoire, mais il pourrait ne pas s'agir de la dernière extension : « Il y a toujours des idées d'agrandissement », reconnaît Christophe Massa.



