En 2026, les Français n'ont jamais été aussi nombreux à investir en Bourse, via des ETF ou dans l'assurance-vie. Selon une étude de l'Autorité des marchés financiers (AMF) publiée ce mardi, le nombre de détenteurs d'assurance-vie a atteint 12 millions, celui des actionnaires directs 8 millions, et celui des investisseurs en ETF 5 millions. Ces chiffres marquent une hausse respective de 15 %, 20 % et 30 % par rapport à 2024.
Une démocratisation de l'investissement
L'étude de l'AMF, réalisée auprès de 10 000 ménages, montre que l'investissement en Bourse n'est plus réservé aux plus aisés. « La proportion d'investisseurs parmi les ménages dont les revenus sont inférieurs à 2 000 euros par mois a doublé en deux ans », explique Marie Dupont, directrice des études à l'AMF. Cette démocratisation s'explique par la baisse des frais de courtage et l'essor des applications mobiles.
L'assurance-vie reste le placement préféré
L'assurance-vie demeure le placement le plus populaire, avec 12 millions de souscripteurs. En moyenne, les Français y détiennent 45 000 euros, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2024. Les fonds en euros, bien que moins rémunérateurs, attirent toujours, tandis que les unités de compte progressent de 25 %.
Les ETF séduisent une nouvelle génération
Les ETF (fonds indiciels cotés) connaissent la plus forte progression : 5 millions de Français en détiennent, contre 3,8 millions en 2024. « Les jeunes de moins de 30 ans sont particulièrement attirés par les ETF, car ils offrent une diversification à faible coût », note l'AMF. Le montant moyen investi dans les ETF est de 8 000 euros.
L'impact de l'inflation et des taux d'intérêt
L'inflation persistante et les taux d'intérêt élevés incitent les Français à chercher des rendements supérieurs à ceux du livret A. Selon l'étude, 60 % des investisseurs déclarent vouloir protéger leur épargne de l'inflation. « La hausse des taux a rendu les obligations plus attractives, mais les actions et les ETF restent privilégiés pour le long terme », ajoute Marie Dupont.
Des disparités régionales
L'Île-de-France concentre 30 % des investisseurs, mais les régions comme l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine progressent rapidement. En moyenne, un investisseur français détient 3,2 produits financiers différents.



