L'inflation française repart à la hausse en mai 2026
Selon les données publiées par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ce vendredi 12 juin 2026, l'inflation en France a atteint 2,4% sur un an au mois de mai. Ce chiffre marque une accélération par rapport au mois d'avril, où l'indice des prix à la consommation avait progressé de 2,2%.
Les prix de l'alimentation et des services en forte hausse
Cette augmentation est principalement portée par la hausse des prix dans l'alimentation (+3,1% sur un an) et les services (+2,8%). Les prix de l'énergie, bien qu'en légère diminution par rapport au mois précédent, restent élevés (+1,9%). En revanche, les prix des produits manufacturés progressent modérément (+0,8%).
L'inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils comme l'énergie et les produits frais, s'établit à 2,1% sur un an, contre 1,9% en avril. Ce chiffre est particulièrement surveillé par la Banque centrale européenne (BCE) pour ajuster sa politique monétaire.
Un contexte économique incertain
Cette remontée de l'inflation intervient dans un contexte de reprise économique fragile. Les tensions sur les chaînes d'approvisionnement mondiales et la hausse des coûts des matières premières continuent de peser sur les prix. Par ailleurs, les salaires augmentent moins vite que l'inflation, ce qui réduit le pouvoir d'achat des ménages.
L'Insee précise que l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons au sein de l'Union européenne, s'élève à 2,6% sur un an en mai, contre 2,4% en avril. Ce chiffre est supérieur à l'objectif de 2% fixé par la BCE.
Réactions des économistes
Les économistes restent partagés sur l'évolution future de l'inflation. Certains estiment que cette hausse est temporaire et devrait se résorber d'ici la fin de l'année, tandis que d'autres redoutent une inflation plus persistante, qui pourrait contraindre la BCE à relever ses taux directeurs.
Le gouvernement français, de son côté, mise sur les mesures de soutien au pouvoir d'achat, comme la prime d'activité et le bouclier tarifaire sur l'énergie, pour atténuer l'impact de l'inflation sur les ménages les plus modestes.



