Le Parlement hongrois a voté ce mardi 14 juillet 2026 la destitution du président de la République, une décision sans précédent dans l'histoire du pays. Avec 201 voix pour, 158 contre et 10 abstentions, les députés ont adopté la motion de destitution présentée par l'opposition, accusant le chef de l'État de corruption et d'abus de pouvoir.
Une procédure historique
Il s'agit de la première fois qu'un président en exercice est destitué en Hongrie depuis la chute du communisme en 1989. La motion, déposée par une coalition de partis d'opposition, a été soutenue par des députés de la majorité, provoquant une scission au sein du parti au pouvoir.
Selon les informations recueillies, le président aurait été impliqué dans un réseau de pots-de-vin liés à des marchés publics, notamment dans le secteur de la santé. L'opposition a dénoncé "une atteinte grave à l'État de droit" et appelé à une enquête indépendante.
Les réactions politiques
Le Premier ministre, Viktor Orbán, a qualifié la destitution de "coup d'État constitutionnel" et a annoncé qu'il contesterait la décision devant la Cour constitutionnelle. "Ce vote est illégitime et ne reflète pas la volonté du peuple hongrois", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
De son côté, le président destitué a dénoncé "une machination politique" et a promis de faire appel. "Je n'ai commis aucun acte répréhensible. Cette décision est une vengeance politique de mes adversaires", a-t-il affirmé dans un communiqué.
Les conséquences pour le pays
La destitution pourrait plonger la Hongrie dans une crise politique majeure. Selon des analystes, elle pourrait entraîner des élections anticipées et renforcer les tensions entre Budapest et l'Union européenne. "Cette situation affaiblit les institutions démocratiques et pourrait avoir des répercussions sur la stabilité de la région", a commenté un expert en sciences politiques.
En attendant, le président du Parlement assure l'intérim jusqu'à l'élection d'un nouveau président, qui doit avoir lieu dans les 30 jours. L'opposition réclame déjà un scrutin transparent et équitable.



