La Fédération argentine de football (AFA) a formellement démenti les informations parues dans la presse locale selon lesquelles son président, Claudio Tapia, aurait été retenu par le FBI à l'aéroport JFK de New York lundi. Des médias argentins avaient rapporté que des agents du FBI avaient interpellé Tapia et d'autres dirigeants, saisissant leurs téléphones et ordinateurs.
Des accusations qualifiées de mensonges
Selon la presse locale, Tapia et le trésorier Pablo Toviggino auraient été cités à comparaître fin juillet dans le cadre d'une enquête sur des contrats internationaux de l'AFA. Dans un communiqué, l'AFA a qualifié ces allégations « d'absolument faux », précisant qu'il est « également faux de prétendre que leurs téléphones portables ou tout autre appareil électronique ont été saisis ». Une source de la Fédération a ajouté à l'AFP : « Que des mensonges. »
Le FBI reste silencieux
Contacté par l'AFP, le FBI s'est refusé à tout commentaire. L'AFA reconnaît toutefois qu'une citation a été émise par le tribunal du district sud de Floride, visant « un tiers, à qui il est demandé de comparaître devant un grand jury, et présenter d'éventuels documents et communications liés à différentes personnes, parmi lesquelles des responsables » de la Fédération.
Plusieurs enquêtes en cours en Argentine
En mai, le quotidien La Nación avait rapporté que la justice américaine enquêtait sur des mouvements de comptes en Floride et à Washington liés à des entreprises proches de l'AFA. Par ailleurs, la Fédération fait l'objet de deux enquêtes en Argentine : une pour des faits présumés de blanchiment d'argent et une autre pour évasion fiscale.



