Procès en appel du financement libyen : les accusations contre Sarkozy
Financement libyen : les accusations contre Sarkozy

Le 27 mai 2026, s'est ouvert le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement libyen. L'ancien président de la République est accusé d'avoir bénéficié d'un financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime de Mouammar Kadhafi. Ce procès fait suite à la condamnation en première instance, en mars 2025, à trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens.

Les accusations portées contre Nicolas Sarkozy

Les juges estiment que Nicolas Sarkozy a conclu un pacte de corruption avec le dictateur libyen. En échange d'un financement occulte de sa campagne, il aurait promis à Kadhafi une reconnaissance diplomatique et des avantages économiques. Les preuves reposent notamment sur des témoignages d'anciens intermédiaires, des agendas et des relevés téléphoniques.

Les faits reprochés

  • Un versement de plusieurs millions d'euros en liquide, acheminé via des intermédiaires, pour financer la campagne de 2007.
  • Des rencontres secrètes entre des proches de Sarkozy et des émissaires libyens.
  • L'achat de matériel de campagne avec des fonds d'origine douteuse.

L'accusation s'appuie également sur les déclarations de l'ancien ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui a reconnu avoir transporté de l'argent libyen. Nicolas Sarkozy a toujours nié les faits, dénonçant un complot politique.

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Les enjeux du procès en appel

Ce procès est crucial pour l'ancien chef de l'État. Il risque une peine alourdie ou une confirmation de la condamnation. Ses avocats plaident l'absence de preuves matérielles et la fragilité des témoignages. La décision est attendue dans les prochaines semaines.

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