Une femme à la tête d’une entreprise, ça change quoi ? Trois dirigeantes azuréennes témoignent
À l’invitation de Réseau Entreprendre Côte d’Azur, trois femmes cheffes d’entreprise sont venues témoigner de l’importance (ou non) du genre quand on dirige une société. Lors d’une conférence organisée le 12 mai, elles ont partagé leur parcours et leur vision.
Des parcours différents, un même constat
Être une femme à la tête d’une entreprise, est-ce différent ? Le management est-il genré ? Les stéréotypes ont-ils encore la vie dure ? Pour répondre à ces questions, trois dirigeantes ont pris la parole : Laurence Pelloux, codirigeante de Fendress à Mouans-Sartoux (accessoires de bateaux, 30 salariés) ; Christelle Caucheteux, fondatrice de Life Bloom Academy à Cagnes-sur-Mer (école à la pédagogie innovante, 8 professeurs, 50 collégiens) ; et Florentine Berodias Ubach, directrice générale de Bougie et Senteur (15 salariés, Grasse).
Leurs parcours sont variés, mais leur constat est identique : elles se sentent cheffes d’entreprise, point. Sans nier les chiffres – seulement 25 % de femmes dirigeantes en France (autoentreprises incluses) et seulement 2 femmes sur 23 candidats à l’accompagnement de Réseau Entreprendre Côte d’Azur en ce début 2026 – elles mènent leur barque de manière non genrée.
Des qualités partagées, au-delà du genre
Oui, elles jonglent entre le travail et les enfants, elles sont méthodiques, énergiques, enthousiastes, à l’écoute et visionnaires. Exactement comme un homme dirigeant. Les stéréotypes qui voudraient que la femme dirigeante soit plus douce et empathique, tandis que le patron masculin serait plus ambitieux et stratégique, ne tiennent pas face à leur réalité.
Réseau Entreprendre Côte d’Azur, association qui accompagne les talents depuis 1986 au niveau national et depuis 2002 en PACA, a permis ce temps d’échange. Les trois intervenantes ont montré que le genre n’est pas un déterminant du leadership.



