Ancien directeur alimentaire de Montpellier relaxé pour agression sexuelle
Ex-directeur alimentaire Montpellier relaxé pour agression

Luc L., ancien directeur de la cuisine centrale et de la politique alimentaire de Montpellier de 2016 à 2024, a été relaxé par le tribunal correctionnel des accusations d'agression sexuelle, de harcèlement sexuel et de harcèlement moral. Les faits, qui auraient eu lieu entre 2016 et 2023, ont été jugés insuffisamment caractérisés par les juges.

Des accusations portées par trois femmes

Trois salariées placées sous l'autorité de Luc L. avaient déposé plainte. Lors du procès du 5 mai dernier, une seule d'entre elles, qui avait porté plainte en 2023, a témoigné contre lui. Une stagiaire et une responsable syndicale ont également dénoncé des paroles graveleuses et des gestes s'apparentant à du harcèlement sexuel. Luc L., qui dirigeait une centaine de personnes, a nié toutes les accusations.

Témoignages contradictoires

La procureure avait rappelé que trois autres personnes, dont deux collaboratrices, avaient confié avoir été victimes de propos sexistes, mais sans témoin direct. L'avocate des plaignantes a ajouté que plus de quinze agents avaient témoigné de remarques ou de comportements déplacés. En revanche, dix-sept salariés ont témoigné en faveur de Luc L., qui a expliqué avoir été en conflit avec des agents proches de l'ancien directeur. Il a précisé avoir été recruté en 2014 pour restructurer un service défaillant, externalisé en 2020, ce qui a mécontenté certains employés. Selon lui, « elles ont une haine contre moi car je n’ai pas tenté de les conserver à la cuisine centrale où elles avaient beaucoup d’avantages ».

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Une défense solide

L'avocat de Luc L., Me D'Alimonte, a dénoncé un « dossier fragile et une procédure bâclée », critiquant notamment l'enquête administrative confiée à l'agence Egae, qu'il accuse de chercher des comportements sexistes sans objectivité. Le ministère public avait requis six mois de prison avec sursis, mais le tribunal a relaxé Luc L., estimant que « les faits ne sont pas suffisamment caractérisés ». Aucun appel n'ayant été enregistré, le jugement est définitif.

Conséquences financières possibles

Un nouveau chapitre pourrait s'ouvrir avec la Ville de Montpellier concernant des réparations financières. Luc L., âgé de 60 ans, avait été licencié sans préavis ni indemnité en janvier 2024 par la Métropole et n'a pas retravaillé depuis.

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