Un appel aux politiques pour remettre l'entreprise au cœur du débat
À l'occasion des 50 ans du mouvement patronal ETHIC, sa présidente Sophie de Menthon, également autrice et chroniqueuse, a livré une analyse sans concession de la situation économique et politique française. Pour elle, les élus sont déconnectés du terrain et les entreprises subissent des charges et des taxes excessives qui freinent l'emploi et la croissance.
Un constat alarmant sur le salariat
Sophie de Menthon dénonce une accumulation de mesures qui découragent le travail : suppression de jours fériés, interdiction d'ouvrir le 1er mai, allongement du congé paternité, congé pour règles douloureuses... Selon elle, ces décisions nuisent au pouvoir d'achat et tuent le salariat. Elle prône un retour au goût du travail et une plus grande liberté pour les salariés, notamment via l'actionnariat salarié.
L'opération « Parlementaires dans l'entreprise »
Pour sensibiliser les élus aux réalités entrepreneuriales, ETHIC a lancé une initiative inédite : inviter des parlementaires à passer une demi-journée en entreprise. Sur 70 parlementaires ayant répondu favorablement, Éric Pauget, député des Alpes-Maritimes, s'est rendu chez Atline Services à Valbonne. Sophie de Menthon estime que cette immersion devrait être obligatoire pour mieux comprendre les enjeux économiques.
Des règles du jeu à harmoniser
La présidente d'ETHIC plaide pour une concurrence loyale en Europe et une simplification administrative. Elle critique le coût des charges patronales : augmenter un salarié de 100 euros coûte deux à trois fois plus à l'entreprise, ce qui pousse les patrons à recruter des indépendants. Elle prépare un livre intitulé « Mais qui a pu inventer ça ? » pour dénoncer ces aberrations, comme la taxe sur les petits colis qui profite aux pays voisins.
Un socle commun pour la présidentielle
ETHIC propose un socle commun en 10 points, rédigé par les entrepreneurs, que tous les candidats à la présidentielle devraient signer pour garantir la croissance. Sophie de Menthon souhaite également supprimer les subventions aux entreprises en échange d'une baisse des impôts et des taxes. Elle critique vivement les candidats actuels, à l'exception de David Lisnard, et les appelle à se recentrer sur des mesures concrètes pour redresser le pays.
Des mesures concrètes pour l'avenir
Parmi les propositions : privilégier les entreprises européennes dans les appels d'offres, organiser des brainstormings avec les entreprises sur l'impact de l'IA, et repousser l'âge de la retraite tout en restant flexible. Sophie de Menthon conclut : « Nous avons un an pour bouger nos représentants politiques. »



