Elon Musk a subi un revers judiciaire ce lundi. Un juge fédéral de Californie a rejeté sa plainte contre OpenAI, l'entreprise qu'il a cofondée en 2015 et dont il est aujourd'hui l'un des principaux critiques. Le tribunal a estimé que les faits reprochés par Musk, notamment un détournement de la mission initiale de l'entreprise, étaient prescrits.
Une plainte jugée trop tardive
Dans sa décision, le juge a souligné que les actions d'OpenAI que Musk contestait remontaient à plusieurs années. Le milliardaire accusait l'entreprise d'avoir abandonné son statut à but non lucratif au profit d'une logique commerciale, en particulier depuis le partenariat avec Microsoft. Mais pour le tribunal, ces griefs étaient connus de Musk bien avant le dépôt de la plainte, en mars 2024. La prescription de trois ans applicable en Californie a donc joué en faveur d'OpenAI.
Elon Musk avait fondé OpenAI avec Sam Altman et d'autres investisseurs, avec la promesse de développer une intelligence artificielle bénéfique pour l'humanité. Cependant, après son départ en 2018, l'entreprise a progressivement évolué vers un modèle plus lucratif, ce qui a suscité la colère de Musk. Il avait notamment dénoncé une trahison de l'esprit fondateur.
Une décision qui pourrait faire jurisprudence
Ce rejet pour prescription n'est pas une surprise pour les observateurs du dossier. Cependant, il pourrait avoir des conséquences pour d'autres plaintes similaires. En effet, plusieurs voix s'élèvent pour critiquer la dérive commerciale d'OpenAI, mais ce jugement rappelle que les recours juridiques sont limités dans le temps.
OpenAI, de son côté, s'est félicité de cette décision. Dans un communiqué, l'entreprise a déclaré que cette plainte était sans fondement et qu'elle continuerait à travailler pour développer une IA sûre et bénéfique pour tous. Elon Musk, quant à lui, n'a pas encore réagi publiquement.
Cette affaire illustre les tensions autour de la gouvernance de l'intelligence artificielle. Alors que les investissements dans ce secteur explosent, les questions éthiques et de contrôle restent au cœur des débats. La décision californienne pourrait inciter d'autres acteurs à agir plus rapidement pour faire valoir leurs droits.



