Ismael Zambada Garcia, connu sous le nom d'El Mayo et considéré comme le dernier grand baron de la drogue mexicain, a été condamné lundi 20 juillet 2026 à la prison à vie par un tribunal fédéral de New York. Le cofondateur du tristement célèbre cartel de Sinaloa a été reconnu coupable de multiples chefs d'accusation, notamment de trafic de stupéfiants, de blanchiment d'argent et d'association de malfaiteurs.
Une peine historique pour le narcotrafiquant
La sentence a été prononcée par le juge Brian Cogan, qui a également ordonné la confiscation de 12,6 milliards de dollars, correspondant aux profits illicites accumulés par El Mayo au cours de sa carrière criminelle. Cette somme record représente l'une des plus importantes confiscations jamais ordonnées dans une affaire de narcotrafic aux États-Unis. Le procureur fédéral Breon Peace a déclaré : « Cette condamnation envoie un message clair : aucun trafiquant, aussi puissant soit-il, n'échappera à la justice. »
Un procès emblématique
Le procès d'El Mayo, âgé de 78 ans, a duré plusieurs mois et a mis en lumière l'ampleur de ses activités illicites. Selon l'accusation, il a supervisé l'importation de tonnes de cocaïne, d'héroïne et de fentanyl aux États-Unis, contribuant à la crise des opioïdes qui a fait des centaines de milliers de morts. Les procureurs ont présenté des preuves accablantes, notamment des témoignages d'anciens associés et des enregistrements de conversations téléphoniques.
Impact sur le cartel de Sinaloa
La condamnation d'El Mayo marque un coup dur pour le cartel de Sinaloa, déjà affaibli par l'arrestation en 2023 de son autre fondateur, Joaquin « El Chapo » Guzman, également condamné à la prison à vie. Les analystes estiment que cette décision pourrait entraîner une fragmentation du cartel et une recrudescence de la violence entre factions rivales pour le contrôle des routes de la drogue.
El Mayo avait été arrêté en 2024 au Mexique après des années de cavale, puis extradé vers les États-Unis. Son avocat a annoncé son intention de faire appel, dénonçant un procès « partial » et des preuves « fabriquées ». Cependant, les experts juridiques estiment que les chances d'un renversement de la condamnation sont minces.



