Duralex : l'ex-PDG envisage une offre de reprise après son licenciement
Duralex : l'ex-PDG veut déposer une offre de reprise

François Marciano, l'ancien président de Duralex, a annoncé le 1er juillet 2025 son intention de déposer une offre de reprise pour l'entreprise verrière, quelques jours après avoir été licencié. Cette décision intervient alors que Duralex, célèbre pour ses verres trempés, est en redressement judiciaire depuis le 4 juin 2024.

Un licenciement qui change la donne

Marciano a été licencié le 27 juin 2025, selon une source proche du dossier. Il était à la tête de l'entreprise depuis 2021. Son départ a été motivé par des divergences stratégiques avec l'actionnaire majoritaire, le groupe américain Pyrex. Marciano estime que son licenciement lui permet désormais de se porter candidat à la reprise, sans conflit d'intérêts.

« Je suis libre de mes mouvements, et je pense avoir la légitimité et l'expérience nécessaires pour sauver Duralex », a-t-il déclaré dans un entretien au journal Le Monde. Il précise vouloir monter une offre avec des partenaires financiers, sans donner plus de détails sur le montant ou le calendrier.

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Une entreprise en difficulté

Duralex, basée à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), emploie environ 180 salariés. L'entreprise a été placée en redressement judiciaire en juin 2024, après une chute de son chiffre d'affaires liée à la hausse des coûts de l'énergie et à la concurrence asiatique. En 2023, le chiffre d'affaires s'élevait à 22 millions d'euros, en baisse de 15 % par rapport à 2022.

Le tribunal de commerce d'Orléans, qui suit le dossier, a fixé au 30 septembre 2025 la date limite de dépôt des offres de reprise. Plusieurs candidats se sont déjà manifestés, dont un fonds d'investissement français et un industriel allemand. Marciano espère convaincre le tribunal de la viabilité de son projet.

Un plan de restructuration

Selon des sources syndicales, Marciano prévoit de maintenir l'ensemble des emplois et de relancer la production en misant sur l'exportation et les produits haut de gamme. Il souhaite également investir dans des fours moins énergivores, pour réduire les coûts de production de 20 % à court terme. « Nous avons une marque iconique, un savoir-faire unique. Il faut capitaliser là-dessus », a-t-il ajouté.

La CGT de Duralex, majoritaire dans l'entreprise, a réagi avec prudence. « On connaît Marciano, il a été notre patron pendant quatre ans. S'il présente un plan sérieux, on l'écoutera, mais on ne signera pas un chèque en blanc », a déclaré un délégué syndical.

Un avenir incertain

L'issue de cette procédure est cruciale pour les salariés, qui redoutent un plan social. En 2020, Duralex avait déjà été repris par Pyrex après une première liquidation judiciaire. Depuis, l'entreprise n'a jamais retrouvé sa rentabilité. Le tribunal doit se prononcer sur les offres en novembre 2025.

François Marciano, 52 ans, est un dirigeant expérimenté dans le secteur du verre. Il avait déjà participé à la reprise de Duralex en 2021. Son projet de reprise pourrait bénéficier du soutien de la région Centre-Val de Loire, qui a promis une aide de 1 million d'euros si un repreneur maintient l'emploi.

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