Une success-story dans le centre de Blaye
À 44 ans, Émilie Raymond tient sa success-story dans le centre de Blaye. Installée au 27, rue Saint-Romain, la native de Saintes (17) travaille six jours sur sept pour son auto-entreprise ER English, avec 120 élèves accueillis mensuellement.
Des débuts modestes
« Après ma licence d’Anglais à Bordeaux, je me trouvais trop jeune pour l’Éducation nationale. Je suis partie trois ans au château de Mirambeau, qui m’a beaucoup plus armé pour revenir dans l’Éducation nationale », raconte Émilie Raymond. La professeure d’Anglais de Blaye ne se voyait pas à sa place dans la filière publique. Question de caractère, une volonté exacerbée de faire autrement. Elle a un autre état d’esprit : « J’ai d’abord eu beaucoup de demandes de cours particuliers. Je comptais aider tous les élèves, ceux en difficulté, mais aussi les bons et d’une façon complémentaire aux professeurs. » L’idée de créer une auto-entreprise dans la ville qu’elle aime a fait son chemin au bout de sept années de professorat. « Je me suis lancée le 1er avril 2016, j’avais 34 ans et trois élèves devant moi. »
Enfants et adultes en cours
Passer de 30 élèves dans le public à des cours uniques dans le privé suppose un accueil personnalisé ainsi qu’un cadre rassurant. Dans sa salle d’anglais, au pied d’un immeuble cosy, Émilie Raymond organise son espace à elle et applique sa méthode : « Je veux toujours connaître la personne, l’enfant ou l’adulte, pour aller au rythme de chacun. Je m’adapte à l’élève et on dénoue les nœuds. » Le bouche-à-oreille fait connaître ER English. Les bonnes notes déposées sur Google ou Facebook se confirment au fil du temps. Depuis, 120 élèves ont rendez-vous avec la professeure, et même en visioconférence. Avec 65 % d’enfants et 35 % d’adultes, l’affaire tourne à plein régime : « Je peux recevoir des petits groupes de très jeunes dès 5 ans, mais aussi des collégiens. J’ai des adultes pour le travail, comme les viticulteurs, des retraités pour les voyages et même des enseignants. Je m’occupe d’entreprises locales, je reçois des stagiaires qui font appel à moi. »
Un rythme intense
Les horaires ne font pas peur à Émilie Raymond : 6 h 30 à la salle de classe, d’abord de la compta, des mails pour régler l’agenda ou du secrétariat pour monter les factures. « C’est chronophage, six jours sur sept, à 50/60 heures, une semaine de vacances et quelques week-ends pour moi. » Dans ce statut d’auto-entrepreneur, peu de protection ou beaucoup moins que chez les salariés, notamment si l’on pense à sa future retraite. « Se lancer à son compte, c’est aussi se protéger, avec une mutuelle ou une retraite privée. »
Mais pas question de partir ailleurs ou de s’agrandir. Les élèves ne viennent plus en cours d’anglais comme avant : « C’est devenu leur moment à eux. Les élèves me parlent aussi de leur vie, il y a un accompagnement humain qui me va, je ne suis pas seulement qu’une prof… » D’ailleurs, « on va chez Émilie », dit-elle, et presque plus en cours d’anglais. Sa passion pour l’anglais est devenue une vie d’entreprise foisonnante. « Il faut croire en soi », assure Émilie Raymond. Facebook : erenglish33.



