Cyberattaques : Copeland aussi visé, des supermarchés français touchés
Cyberattaques : Copeland aussi visé, supermarchés touchés

L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a élargi son alerte concernant la cyberattaque qui frappe les installations frigorifiques de supermarchés français. Mardi 13 octobre, elle a annoncé que les systèmes du fabricant américain Copeland sont également concernés, en plus de ceux du Danois Danfoss.

Une alerte élargie à Copeland

Dans une nouvelle alerte de sécurité publiée sur son site, l'Anssi a ajouté deux références d'équipements de Copeland à la liste des appareils vulnérables. « Des campagnes d'attaques sont probablement toujours en cours visant ces équipements », a averti l'agence. Cette extension fait suite à une première alerte émise après une nuit d'attaques « inédites » contre les frigos de plusieurs enseignes.

Interrogés par l'AFP, plusieurs distributeurs ont réagi. Coopérative U a confirmé utiliser des appareils de Copeland. Le Groupement Mousquetaires, qui regroupe Intermarché et Netto, a déclaré qu'il « n'y avait rien à signaler sur ce sujet aujourd'hui ». Carrefour a précisé ne pas utiliser d'équipements de Copeland. Monoprix et E.Leclerc n'avaient pas répondu dans l'immédiat.

Des centaines de magasins touchés

L'attaque, survenue dans la nuit de dimanche à lundi, a visé les installations frigorifiques de nombreuses enseignes. Selon les informations confirmées à l'AFP par les distributeurs eux-mêmes, au moins 300 points de vente Intermarché/Netto, moins d'une centaine de magasins Coopérative U, « plusieurs magasins » E.Leclerc, 80 Carrefour et une trentaine de Monoprix sont concernés.

Les pirates ont provoqué un dégivrage à 50 °C, détruisant des stocks de produits frais. Cette action a suscité des craintes en matière de sécurité alimentaire, car les denrées périssables ont été exposées à des températures bien au-dessus des normes de conservation.

Des conséquences financières importantes

Cette cyberattaque a entraîné la destruction de plusieurs millions d'euros de denrées alimentaires. Les distributeurs concernés doivent désormais évaluer l'ampleur des pertes et renforcer leurs systèmes de sécurité pour prévenir de nouvelles intrusions.

L'Anssi recommande aux entreprises utilisant ces équipements de surveiller leurs systèmes et de mettre à jour leurs protocoles de sécurité. Les investigations se poursuivent pour identifier les auteurs de cette attaque d'un genre nouveau, qui cible directement les infrastructures critiques du secteur alimentaire.