Dans son éditorial, Pierre-Antoine Delhommais revient sur la croissance en berne de l'économie française et met en garde contre les erreurs d'interprétation. Il souligne que la croissance atone n'est pas due à un manque de réformes, mais à des choix politiques inadaptés.
Un diagnostic erroné
Delhommais critique le discours dominant qui attribue la faible croissance à un manque de compétitivité ou à des rigidités structurelles. Selon lui, ces explications sont trop simplistes et occultent des facteurs plus profonds, comme la baisse de la productivité et le vieillissement démographique.
Des solutions contre-productives
L'éditorialiste pointe du doigt les politiques d'austérité et de rigueur budgétaire qui, loin de stimuler l'économie, l'ont freinée. Il cite l'exemple de la France, où les réformes fiscales et sociales ont souvent été mal calibrées, générant de l'incertitude pour les entreprises et les ménages.
Un appel à la lucidité
Delhommais appelle à un changement de cap, privilégiant des politiques de soutien à la demande et à l'investissement plutôt que des coupes budgétaires. Il insiste sur la nécessité de sortir des dogmes et de s'adapter aux réalités économiques actuelles.
Selon lui, la croissance française stagne autour de 1% par an, bien en deçà des prévisions officielles. Il conclut en affirmant qu'il ne faut pas se tromper de diagnostic sous peine de prolonger la stagnation.



