Une question de gros sous au conseil municipal de Biot
La compensation financière versée par la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis (Casa) à la commune de Biot a de nouveau enflammé les débats lors du dernier conseil municipal. Alors que les élus examinaient les équilibres budgétaires, le montant des dotations, jugé figé et linéaire, a été vivement critiqué par l’opposition.
Le compte financier unique 2025, l’affectation du résultat, le budget primitif 2026 et divers budgets annexes ont été adoptés à la majorité. Mais c’est la question de l’attribution de compensation de la Casa qui a monopolisé une bonne partie des échanges.
L’opposition dénonce une dotation « ridicule »
Denis La Spesa, élu d’opposition, a pris la parole : « J’aimerais aborder une question qui, pour moi, apporterait de l’argent et permettrait de baisser les taxes. Je m’élève contre la ridicule dotation de la Casa. » Selon lui, Valbonne perçoit 16 millions d’euros quand Biot n’en reçoit que 5 millions, alors que le budget de la Casa dépasse 230 millions en fonctionnement et 50 millions en investissement.
Il a également souligné que la contribution économique territoriale (CET), qui a remplacé la taxe professionnelle, est amenée à diminuer avec la suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) d’ici 2030. Il propose d’augmenter le taux de la cotisation foncière des entreprises (CFE), mais cela nécessite une intervention auprès de la chambre de commerce et d’industrie régionale.
Le maire reconnaît un problème historique
Le maire Jean-Pierre Dermit a reconnu que la situation est le résultat d’une décision prise en 2002, lorsque les élus biotois ont intégré la Casa sans en mesurer toutes les conséquences. « Les règles sont figées et linéaires, alors que la richesse de la Casa a connu une forte croissance. On est prisonnier de cet accord », a-t-il déclaré.
Il a également évoqué la possibilité d’augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, qui représente 20 % de l’habitat de Biot. Actuellement fixée à 15,20 %, une hausse à 40 % rapporterait davantage, mais le maire craint de décourager les vacanciers.
Aucune décision n’a été prise lors de ce conseil, mais la question est désormais lancée. Les impôts locaux restent inchangés, avec une taxe foncière sur le bâti à 24,20 % et sur le non bâti à 12,39 %.



