Le tribunal de Brême a sanctionné le groupe Mondelez pour avoir diminué le poids de ses tablettes tout en augmentant le prix de vente sans information claire sur l’emballage. Connaissez-vous la « shrinkflation » ? Il s’agit d’une pratique utilisée par les fabricants de produits de grande consommation qui vise à réduire les quantités de produits vendus, le tout, en conservant son prix voire en l’augmentant. La pratique s’est répandue depuis la crise inflationniste de 2022 et ne semble pas avoir perdu la cote.
Une pratique trompeuse
La marque Milka, détenue par le groupe Mondelez, a ainsi été condamnée par un tribunal allemand pour avoir caché au consommateur sa stratégie visant à augmenter le prix de sa tablette de chocolat au lait tout en diminuant la taille du produit. Le journal britannique The Guardian explique que la marque a diminué l’an dernier le poids de sa tablette de 100 à 90 grammes, réduisant ainsi son épaisseur d’un millimètre. En même temps, son prix est passé de 1,49 à 1,99 euro.
Des précédents chez Mondelez
Le tribunal de Brême reproche à Milka de n’avoir affiché aucune mention claire de ce changement sur l’emballage. La marque devra dès à présent s’y contraindre pendant au moins quatre mois. Le groupe Mondelez, qui dispose d’un mois pour faire appel de la décision, s’était pourtant défendu affirmant avoir informé les consommateurs sur son site web et sur ses réseaux sociaux.
Mondelez a même déjà eu recours à une telle pratique. En 2016, le groupe avait déjà réduit le poids de sa barre chocolatée Toblerone de 360 à 340 grammes face à l’augmentation du prix du chocolat. La décision avait été prise d’espacer les morceaux triangulaires de la plaque. Deux ans plus tard, le produit était revenu dans sa forme initiale.
La réglementation en France
En France, la loi est claire concernant cette pratique légale : depuis le 1er juillet 2024, les distributeurs doivent obligatoirement informer les consommateurs des produits dont la quantité diminue mais qui sont vendus à un prix identique ou plus élevé.



