En 2025, les lunettes connectées ont connu un essor remarquable avec 10 millions d'unités vendues, dont 7 millions par le groupe Meta de Mark Zuckerberg. Cependant, leur utilisation détournée pour filmer des personnes dans l'espace public sans leur consentement soulève de vives préoccupations.
Un succès commercial fulgurant
Après l'échec des Google Glass en 2014, les lunettes connectées de Meta, commercialisées sous les marques Ray-Ban et Oakley, rencontrent enfin un large public. En 2025, elles représentent 70 % du marché mondial. Leur design discret et leurs fonctionnalités avancées séduisent les consommateurs.
Des usages problématiques
Mais ce succès a un revers. Certains utilisateurs malintentionnés filment des personnes dans la rue ou dans les magasins sans leur consentement. Ces vidéos deviennent parfois virales sur Internet, alimentant les inquiétudes sur la vie privée. La reconnaissance faciale intégrée pourrait aggraver ces dérives.
Deux journalistes du Parisien, Damien Licata Caruso, spécialiste high-tech, et Simon Lesage, du service vidéo, ont mené une enquête. Leurs conclusions mettent en lumière les risques liés à ces technologies.
Les questions juridiques et éthiques
La législation actuelle peine à encadrer ces nouveaux usages. Filmer sans consentement est interdit, mais la détection des infractions reste complexe. Meta affirme travailler sur des solutions, mais les critiques pointent un manque de transparence.
Écoutez l'enquête complète dans le podcast Code source, disponible sur toutes les plateformes audio.



