18 mois ferme pour violences conjugales avec un marteau à Saintes
Violences conjugales : 18 mois ferme à Saintes

Vendredi 15 mai, un Saintais de 31 ans a écopé de 18 mois de prison ferme pour des violences commises avec un marteau sur sa conjointe. « Un homme peut changer, je me suis voilé la face. J’ai mis mes enfants en danger, j’en paie les conséquences », a déclaré la jeune femme à la barre, expliquant calmement ce qu’elle a vécu depuis sa rencontre avec Raidine Yssa en septembre 2024.

Une relation marquée par la violence

La relation a été ponctuée de hauts et de bas, de ruptures et de retrouvailles, et de la naissance d’un garçon aujourd’hui âgé de 10 mois, placé depuis peu. Une constante demeurait : la violence. À 31 ans, le Saintais, originaire de Mayotte, comptait déjà six mentions à son casier judiciaire pour des violences et des menaces. Depuis vendredi 15 mai, il a ajouté une nouvelle condamnation pour violences conjugales : deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire pendant deux ans. Un précédent sursis probatoire a été révoqué, car le mis en cause n’a presque pas respecté ses obligations, notamment les soins.

Des faits récents et anciens

Les derniers faits remontent au dimanche 10 mai à Saintes, mais d’autres datent du mois d’août 2025. « Je ne reconnais pas les faits de violence », a répété le prévenu, agacé. « Il s’agit d’un complot de Madame pour me faire retourner en prison », a-t-il enchaîné, s’efforçant de décrédibiliser les déclarations de la victime aux enquêteurs. En août 2025, il lui avait asséné six coups de déodorant sur la tête alors qu’elle tenait son bébé, avait noué un drap autour de son cou et proféré des insultes très rabaissantes. « Elle est traumatisée », a résumé son avocate, Me Poupard.

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Une dispute fatale avec un marteau

Dimanche dernier, une énième dispute a éclaté. L’homme s’est saisi d’un marteau et a tenté d’atteindre la tête de sa compagne. La jeune femme s’est protégée avec sa main gauche, constellée d’ecchymoses à la suite des coups (ITT de 2 jours). « Elle marque toute seule », s’est défendu le prévenu, qui n’a montré aucune compassion. « Si elle n’avait pas eu le réflexe de se protéger, elle ne serait peut-être pas là », a souligné Julia Skop pour le ministère public. « Qui dit la vérité ? Personne ne peut le dire, chacun a sa version », a plaidé Me Kouassi pour la défense, souhaitant une peine avec bracelet électronique pour son client. Le tribunal en a décidé autrement.

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