Choose France : les affres d'un écrivain dans les pas du VRP Macron
Choose France : les affres d'un écrivain dans les pas du VRP Macron

Choose France : les affres d'un écrivain dans les pas du VRP Macron

Le sommet Choose France, qui se tient chaque année à Versailles, est un rendez-vous incontournable pour la promotion de l'attractivité économique française. Cette année encore, le président Emmanuel Macron s'est fait le VRP de la France, vantant les atouts du pays auprès des investisseurs étrangers. Mais pour un écrivain invité à participer à cet événement, l'expérience a été pour le moins déroutante.

Un décorum pesant

Dès l'arrivée, le faste et le décorum sont de mise. Les invités sont accueillis dans les salons du château de Versailles, un cadre somptueux mais qui peut sembler écrasant. L'écrivain témoigne : "On se sent vite prisonnier de ce décorum, comme si on était là pour servir de faire-valoir à une mise en scène savamment orchestrée."

Le programme est dense : discours, tables rondes, networking. Tout est calibré pour convaincre les investisseurs de choisir la France. Mais pour l'écrivain, le décalage est flagrant entre le discours officiel et la réalité du terrain. "On nous parle de réformes, de dynamisme, mais on sent bien que tout cela est un peu artificiel", confie-t-il.

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Le malaise de l'écrivain

L'écrivain, habitué à un travail solitaire et à une certaine liberté de ton, se sent vite en décalage. "Je suis là pour écrire, pour observer, mais on me demande de jouer le jeu, de faire bonne figure. C'est un peu inconfortable." Il raconte notamment une scène où il est pris à partie par un conseiller qui lui demande de tweeter des messages positifs sur l'événement. "Je me suis senti instrumentalisé."

Ce malaise est d'autant plus fort que l'écrivain a le sentiment que la parole est verrouillée. "On n'est pas là pour débattre, mais pour applaudir. Les questions sont prévues, les réponses aussi. C'est un théâtre."

Le paradoxe de la communication

Le sommet Choose France est un exemple parfait de la communication politique macronienne : une mise en scène soignée, un discours optimiste, mais une réalité parfois moins reluisante. Pour l'écrivain, ce paradoxe est frappant. "D'un côté, on nous vend une France qui se réforme, qui attire les talents. De l'autre, on sait que les inégalités persistent, que les services publics sont en crise. Il y a un décalage."

Il conclut : "Je repars avec un sentiment mitigé. D'un côté, j'ai été impressionné par le professionnalisme de l'organisation. De l'autre, je me suis senti comme un pion dans une machine bien huilée. Ce n'est pas très confortable pour un écrivain."

Cette expérience interroge sur le rôle des intellectuels dans les événements de promotion économique. Sont-ils là pour apporter une caution culturelle ou pour véritablement participer au débat ? Pour l'écrivain, la réponse est claire : "On nous utilise comme des faire-valoir. Mais au fond, on n'a pas vraiment voix au chapitre."

Le sommet Choose France se poursuit encore aujourd'hui, avec de nouvelles annonces et des signatures de contrats. Mais pour cet écrivain, l'essentiel était ailleurs : dans la difficulté de concilier son métier d'écrivain avec les exigences de la communication politique.

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