Chine : chute des ventes auto en juillet, exportations en hausse
Chine : ventes auto en baisse de 21,1 % en juillet

En juillet, les ventes de voitures en Chine ont encore chuté de 21,1 %, à 1,47 million d'unités. Il s'agit du dixième mois consécutif de baisse. Signe plus inquiétant, même les ventes de véhicules électriques (VE) et d'hybrides rechargeables reculent désormais de 3,9 %.

Les exportations compensent partiellement le recul intérieur

Pour continuer à faire tourner leurs énormes usines, les constructeurs chinois ont une solution : vendre ailleurs. Et ils ne s'en privent pas. Au premier semestre, le marché chinois a perdu quelque 2,3 millions de voitures, tandis que les exportations augmentaient d'environ 1,8 million d'unités. Autrement dit, vendre toujours plus à l'étranger a permis d'effacer les trois quarts du trou.

En juillet, pas moins de 923 000 voitures ont ainsi quitté la Chine, presque deux fois plus qu'un an auparavant.

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Le remède a ses limites : les barrières douanières se multiplient

Le problème est que le reste du monde commence à fermer quelques portes. Les États-Unis ont pratiquement verrouillé leur marché, l'Europe taxe les électriques fabriquées en Chine et d'autres pays protègent à leur tour leur industrie.

Pour continuer à grandir, les marques chinoises vont donc devoir faire ce que les japonaises puis les coréennes ont fait avant elles : devenir vraiment internationales et fabriquer leurs voitures là où elles les vendent. C'est déjà en cours. BYD s'installe notamment en Hongrie, tandis que Geely produira bientôt dans l'usine Ford de Valence. Bonne nouvelle pour l'emploi européen, nettement moins pour les immenses capacités de production installées en Chine.

La menace chinoise toujours présente, mais sous une forme différente

Faut-il pour autant croire que la « menace chinoise » disparaît ? Certainement pas. Les meilleurs constructeurs du pays ont tout ce qu'il faut pour devenir de nouveaux Toyota ou Hyundai, et continuer à gagner du terrain chez nous. Mais toutes les dizaines de marques chinoises et toutes leurs usines ne pourront probablement pas suivre.

L'ogre ne va donc peut-être pas dévorer le monde comme certains l'annonçaient. Il pourrait simplement suivre le chemin des Japonais et des Coréens : produire de plus en plus hors de ses frontières. Avec une différence de taille : avant cela, l'industrie chinoise devra probablement faire un sérieux régime.

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