Le constructeur automobile chinois BYD est en pourparlers avec Stellantis et d'autres constructeurs européens pour reprendre des usines sous-utilisées en Europe. Stella Li, vice-présidente de BYD, a déclaré à Bloomberg : « Nous recherchons toute usine disponible en Europe, car nous voulons utiliser ce type de capacités excédentaires. »
Stellantis renforce sa coopération avec Leapmotor
Vendredi dernier, Stellantis, propriétaire des marques Peugeot, Citroën, Fiat, Alfa Romeo et Jeep, a évoqué un renforcement de sa coopération avec son partenaire chinois Leapmotor. Ce dernier prévoit de produire plusieurs modèles de voitures électriques dans deux usines espagnoles de Stellantis. De plus, l'usine de Madrid serait vendue à la coentreprise Stellantis-Leapmotor.
D'autres partenariats possibles
Le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, a indiqué mardi être ouvert à d'autres partenariats : « Nous avons vu un intérêt à travailler avec Leapmotor. Mais nous pourrions également envisager d'autres partenaires. » D'autres constructeurs européens, confrontés à des surcapacités dans un marché en ralentissement, seraient également prêts à conclure des accords similaires avec des groupes chinois, y compris Volkswagen.
Dongfeng également intéressé
Selon Bloomberg, Stellantis envisagerait de vendre à Dongfeng, son allié historique chinois, l'usine Citroën de La Janais près de Rennes, celle de Cassino en Italie et un site en Allemagne. Une délégation de Dongfeng a récemment visité le site breton, a confirmé un syndicaliste.
BYD préfère l'exploitation directe
BYD, de son côté, préférerait exploiter directement les usines plutôt que de passer par des coentreprises, une solution jugée « plus facile » par Stella Li. Interrogée sur une éventuelle visite de l'usine sous-utilisée de Cassino, dans le centre de l'Italie, elle a répondu que BYD avait visité « de nombreuses usines » en Europe, précisant que « l'Italie figure sur la liste restreinte » des pays intéressants pour de telles opérations. À plus long terme, des pays comme la France présentent aussi un intérêt, notamment en raison du faible coût de l'électricité.
Intérêt pour des marques historiques
Par ailleurs, BYD étudie la possibilité de reprendre des marques historiques européennes en difficulté. Stella Li a déclaré qu'une marque comme Maserati (groupe Stellantis) est « très intéressante », mais a précisé : « Nous n'avons pris aucune action. »



