Mardi soir, le conseil communautaire d'Estérel-Côte d'Azur Agglomération s'est réuni au Palais des sports Jean-François Krakowski à Saint-Raphaël pour débattre du budget primitif de 2026, après avoir voté une hausse des taux d'imposition. Voici cinq informations essentielles à retenir de ce vote, qui a été adopté malgré l'opposition unanime des groupes minoritaires.
Recettes de fonctionnement : 192 millions d'euros
Gilles Longo, 5e vice-président délégué à la performance financière, a rappelé le contexte géopolitique et économique difficile. Les recettes de fonctionnement s'élèvent à 192 millions d'euros, dont 120 millions issus des taxes locales (foncier bâti et non bâti, taxe d'habitation, contribution sociale des entreprises, taxe d'enlèvement des ordures ménagères, imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau, taxe de séjour), 34,5 millions de TVA et 10,8 millions de dotations et participations.
Dépenses de fonctionnement : 182 millions d'euros
Les dépenses de fonctionnement atteignent 182 millions d'euros. Parmi les postes notables : 20 millions pour la collecte des déchets, 12,5 millions pour le transport routier, 12,2 millions pour la propreté urbaine, 2,6 millions pour l'administration générale. Les charges de personnel s'élèvent à 15,9 millions, incluant le transfert de compétences, la hausse de la cotisation patronale et le glissement vieillesse-technicité. Les autres charges de gestion courante représentent 37,5 millions, dont 7,7 millions pour le Sdis, 17,9 millions pour le Smiddev et 6,2 millions pour divers partenaires. Les recettes d'investissement sont de 58,4 millions (dont 18,5 millions d'emprunt, 6,3 millions de subventions et 20,4 millions de la section de fonctionnement).
Dépenses d'investissement : 58,4 millions d'euros
Les dépenses d'investissement, qui reflètent les projets à venir, comprennent : 8 millions pour la Promenade des Bains (Fréjus et Saint-Raphaël), 500 000 euros pour les travaux à Fréjus Plage, 315 000 euros pour la maîtrise d'œuvre de la Promenade des Bains aux Issambres (Roquebrune-sur-Argens), 2,6 millions pour le parc paysager du Petit Défend (Saint-Raphaël), 1,5 million pour la phase 2 du tracé alternatif de la RN7 à Puget-sur-Argens, 7,6 millions de fonds de concours reportés de 2025, 3,3 millions pour la mise hors d'eau de la zone d'activité de la Palud (Fréjus), 1,5 million pour le centre de santé intercommunal et 547 000 euros pour la Maison des Terroirs à Roquebrune-sur-Argens.
Endettement : 80 millions d'euros
Au 1er janvier 2026, la dette de l'agglomération s'élève à 80 millions d'euros, dont 51,77 % à taux fixe. Le taux moyen des emprunts est de 3,25 %. Les charges financières pour le remboursement du capital s'élèvent à 5,3 millions d'euros cette année.
Les réactions de l'opposition
Lors des débats, les élus d'opposition ont vivement critiqué le budget. Mickaël Camilleri (Fréjus) a qualifié le budget de « très socialiste » et d'« agglomération obèse », déplorant l'absence d'économies. Julie Lechanteux (RN, Roquebrune-sur-Argens) a accusé la majorité de mépriser les foyers modestes, comparant leur attitude à celle des macronistes. Emmanuelle Cocusse (Saint-Raphaël) a plaidé pour une réduction de la dépendance alimentaire et énergétique et pour des investissements de transition, critiquant le « bling-bling en bord de mer ». En réponse, le président Frédéric Masquelier a défendu l'accroissement des services rendus à la population et invité l'opposition à « l'introspection » après leur échec aux dernières municipales. Le budget primitif a été adopté avec les voix de la majorité, contre l'ensemble des oppositions.



