Alexandre Bompard prolongé à la présidence de Carrefour
Alexandre Bompard a été reconduit pour un quatrième mandat de trois ans à la tête de Carrefour. Cette décision, proposée à l'unanimité du conseil d'administration en juillet dernier, a été officialisée. Bompard, arrivé à la direction de l'enseigne en 2017, avait été choisi après avoir mené la fusion de Fnac et Darty, et après une carrière dans l'audiovisuel (Canal+, Europe 1) et un passage en cabinet ministériel auprès de François Fillon.
Un contexte difficile pour le distributeur
À son arrivée, Carrefour subissait la pression d'enseignes low-cost comme E.Leclerc et se concentrait sur son expansion internationale. Bompard, énarque et inspecteur des finances, a accéléré le développement des magasins en franchise, un modèle plus rentable qui a permis de dégager des bénéfices et de rémunérer les actionnaires. Cependant, cette stratégie suscite une forte opposition.
Contentieux judiciaires et amendes potentielles
De nombreuses procédures judiciaires ont été engagées contre le recours à la franchise, jugé abusif par les syndicats. Certains franchisés dénoncent des relations déséquilibrées, et le ministère de l'Économie a recommandé une amende de 200 millions d'euros contre Carrefour. Malgré ces tensions, le groupe a réalisé des acquisitions clés, comme le rachat de Grupo Big au Brésil, lui permettant de devenir leader sur ce marché, et celui de Cora, Match et Bio C'Bon en France, consolidant sa deuxième place. Il a également rationalisé ses activités en se retirant d'Asie.
Échecs de fusion et performance boursière
Carrefour a échoué dans ses tentatives de fusion avec Auchan et le canadien Couche-Tard. Depuis l'arrivée de Bompard, le cours en Bourse a chuté, atteignant un plus bas historique en 2025 avant de remonter à environ 17 euros en 2026, contre environ 20 euros à son arrivée. Bompard devra donc relever plusieurs défis lors de ce nouveau mandat.



