Le problème des écrans dans la santé de l’enfant ne se limite pas au nombre d’heures passées devant un smartphone. Dans une publication consacrée aux usages numériques des enfants, adolescents et jeunes adultes, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) souligne ce vendredi que cette toxicité est multiple. Elle dépend aussi des contenus consultés, du moment d’exposition, de l’âge de l’utilisateur et du contexte social ou familial.
Les usages captatifs en cause
Les experts à l’origine de cette étude mettent particulièrement en cause les usages « captatifs » des réseaux sociaux et des jeux en ligne, conçus pour retenir l’attention le plus longtemps possible. Les effets observés vont des troubles du sommeil et de la concentration à l’anxiété, l’isolement social ou la baisse de l’estime de soi.
Facteurs aggravants
Les usages nocturnes, l’hyperconnexion et la recherche permanente de validation sur les plateformes sont identifiés comme des facteurs aggravants. L’OFDT insiste sur la vulnérabilité des plus jeunes, dont le cerveau est encore en développement.
Tous les écrans ne se valent pas
Pour les chercheurs, tous les écrans ne se valent pas : un usage éducatif, créatif ou accompagné par les parents n’a pas les mêmes conséquences qu’une consommation passive et compulsive de contenus courts ou de réseaux sociaux. Il est donc essentiel de distinguer les usages pour mieux prévenir les risques.



