Jean-Bedel Bokassa, l'ancien président de la République centrafricaine devenu empereur, a marqué l'histoire par son règne tyrannique et son goût pour le faste. Son château, construit dans la région de Berengo, symbolise sa mégalomanie et sa chute brutale.
L'ascension d'un dictateur
Bokassa a pris le pouvoir en 1966 par un coup d'État. Il s'est proclamé empereur en 1976, imitant Napoléon Ier. Son couronnement, en 1977, a coûté environ 20 millions de dollars, soit un tiers du budget annuel du pays. Selon des archives historiques, cette extravagance a contribué à son impopularité.
Le château de Berengo
Le complexe de Berengo, surnommé le "château de Bokassa", comprenait un palais, des bâtiments administratifs et des infrastructures de luxe. Il a été construit avec l'aide de travailleurs forcés et de matériaux importés. Le coût total est estimé à plus de 10 millions de dollars de l'époque. Bokassa y résidait fréquemment, entouré de gardes et de courtisans.
La chute de l'empereur
En 1979, un soulèvement populaire soutenu par la France a renversé Bokassa. Il s'est exilé en France, puis en Côte d'Ivoire. Il a été condamné à mort par contumace, mais gracié en 1993. Il est mort en 1996, laissant derrière lui un héritage controversé.
L'héritage du château
Aujourd'hui, le château de Berengo est en ruines, visité par quelques touristes et historiens. Il témoigne de la démesure d'un dictateur qui a marqué l'Afrique centrale. Selon un guide local, "le château est un rappel de ce que le pouvoir peut avoir de plus absurde".



