En partenariat avec le Comité Régional du Tourisme de Nouvelle-Aquitaine, la région célèbre ses dix ans en mettant en lumière l’art de la table à la française, incarné par Bernardaud, fleuron de la porcelaine de Limoges. Depuis plusieurs années, cette industrie centenaire connaît un retour en grâce, contribuant au rayonnement de la Nouvelle-Aquitaine en France et à l’international.
Une entreprise familiale qui a su se réinventer
Il y a presque une décennie, Arthur Bernardaud, alors âgé de 29 ans, est convoqué avec ses cousins par son oncle pour discuter de l’avenir de l’entreprise familiale. « Après une période de vache maigre, les affaires allaient mieux parce que la céramique redevenait à la mode », se souvient l’héritier. La manufacture, qui commercialise depuis le XIXe siècle des produits de luxe en porcelaine, séduit à nouveau une clientèle en quête de Made in France et de savoir-faire authentique. « Nous sommes l’une des dernières entreprises à être restée familiale dans le Limousin, et cela plaisait beaucoup », ajoute-t-il.
Embauché pour développer une filiale japonaise après le succès de la filiale américaine, Arthur Bernardaud acquiert la conviction que « le marché du luxe européen est très porteur », citant l’exemple de Baccarat. Si au Japon l’attrait pour les marques à histoire et le savoir-faire français est fort, cet engouement existe aussi en France, où se développe un tourisme des savoir-faire porté par des maisons de luxe comme Bernardaud.
Un tourisme industriel pour redécouvrir l’histoire française
Depuis sa création à Limoges en 1863 par Léonard Bernardaud, l’entreprise est restée implantée dans la même ville, en Nouvelle-Aquitaine. Depuis une quinzaine d’années, le regain d’intérêt pour la céramique et les arts de la table a poussé la famille à investir dans ce nouveau tourisme. « Notre usine historique du cœur de Limoges, où l’on a toujours créé les moules et les pièces en blanc, a été conservée pour proposer des circuits de visites et permettre aux touristes de découvrir cet art », explique Arthur Bernardaud. Le circuit en trois parties présente les anciens ateliers, les liens avec l’hôtellerie-restauration de luxe, et les collaborations avec des artistes contemporains comme Bernard Buffet ou Jeff Koons.
« Notre fondation est devenue un lieu majeur en Europe pour la création céramique contemporaine », se félicite-t-il. Chaque année, Bernardaud choisit une thématique et invite les meilleurs céramistes du monde à exposer. « L’idée était de présenter des œuvres en 3D, des œuvres en lien avec la table, pour faire découvrir tous les aspects de la porcelaine et de la céramique », poursuit-il. La Fondation Bernardaud est ainsi l’un des sites les plus visités de Nouvelle-Aquitaine. Cet engouement est perçu comme un atout majeur pour la région et pour le rayonnement du savoir-faire français à l’étranger. « On ne s’en rend pas compte d’ici, mais il y a des centaines de personnes dans le monde dont le métier est d’enseigner l’art de la table à l’étranger, qui continue de fasciner », souligne l’héritier.
Un institut des arts de la table pour perpétuer la tradition
Pour maintenir vivant cet art et attirer les passionnés en Nouvelle-Aquitaine, l’entreprise a développé un institut des arts de la table, proposant des ateliers pour particuliers sur des thèmes variés liés au savoir-vivre et à l’art de la table.
Du 21 au 27 octobre, la Nouvelle-Aquitaine ouvre ses portes avec la deuxième édition de « Ici, nos savoir-faire ». Pendant une semaine, entreprises, ateliers et manufactures invitent le public à découvrir les coulisses de leurs métiers et les talents du territoire. Visites, rencontres, démonstrations : une semaine pour éveiller la curiosité et partager la fierté du made in Nouvelle-Aquitaine.



