Andy Burnham, 56 ans, s'apprête à devenir Premier ministre britannique après son élection comme député le 18 juin dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l'Angleterre. Surnommé le « roi du Nord », ce dirigeant travailliste a enfin trouvé sa voie vers Downing Street. « C'est maintenant le moment du changement. J'ai l'opportunité d'inverser la tendance, de faire que le pays se sente à nouveau fonctionnel », a-t-il déclaré.
Du maire populaire au futur Premier ministre
Après deux échecs pour diriger le Parti travailliste en 2010 et 2015, Burnham avait quitté Londres pour retourner dans ses terres natales. Élu maire du Grand Manchester en 2017, il s'est imposé comme l'une des figures politiques les plus appréciées du pays. En modernisant les transports, défendant les services publics et tenant tête au gouvernement Johnson pendant la pandémie, il s'est forgé une solide réputation d'élu de terrain.
Ancien ministre sous Tony Blair et Gordon Brown, notamment à la Santé et à la Culture, Burnham promet de transformer le Labour et relancer le pays. Mais des défis économiques majeurs l'attendent : faible croissance, finances publiques tendues et dette élevée. Son gouvernement sera annoncé le 20 juillet.
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