La diplomatie russe a vivement réagi mardi aux accusations françaises d'ingérence, dénonçant l'utilisation de la «menace russe» comme argument de campagne par les candidats à la présidentielle de 2027. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a rejeté ces allégations, les qualifiant d'«infondées et dépourvues de preuve».
Des accusations jugées «infondées» par Moscou
«Nous rejetons fermement ces allégations infondées et dépourvues de preuve», a déclaré Maria Zakharova, citée par l'agence de presse russe. Elle a ajouté que ces accusations «ne nous surprennent pas du tout», soulignant que pour de nombreux candidats, la course à la présidence implique «comme un élément de programme obligatoire» de faire des déclarations retentissantes sur la lutte contre la «menace russe» et le soutien au régime de Kiev.
Ces déclarations interviennent alors que Paris a attribué à des réseaux prorusses une série d'opérations de déstabilisation visant plusieurs candidats à la présidentielle ces derniers mois. Selon des sources françaises, ces opérations semblent avoir eu peu d'impact en termes de partage sur les réseaux sociaux.
Un Britannique tué en Ukraine, premier cas connu
Par ailleurs, un Britannique de 33 ans, Bradley Townsend, a été tué le 10 juin dans la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, alors qu'il combattait pour la Russie. Selon des médias britanniques, il serait probablement le premier citoyen du Royaume-Uni à mourir après avoir rejoint les forces armées russes.
Dans une vidéo publiée sur YouTube début avril, Townsend se présentait comme «un jeune homme ordinaire issu de la classe ouvrière» du nord de l'Angleterre. Il avait quitté le Yorkshire pour la Russie et s'apprêtait à signer un contrat pour combattre avec les forces russes, selon cette vidéo. Le média LBC rapporte qu'il a été tué par un drone, sans expérience militaire préalable. Le Foreign Office a confirmé avoir connaissance d'informations selon lesquelles un Britannique était décédé en Ukraine, ajoutant être en contact avec sa famille.
Le patron de la CIA en visite à Moscou
Le chef de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu mardi à Moscou, selon les médias américains CBS et Axios. Ni Washington ni Moscou n'ont pour l'heure confirmé ce déplacement. Ce voyage constituerait la première visite connue de John Ratcliffe en Russie depuis sa prise de fonction en 2025, mais son motif n'est pas encore connu.
Ces développements surviennent alors que les négociations de paix entre la Russie et l'Ukraine sont dans l'impasse, plus de quatre ans après le début de l'offensive russe. Donald Trump, de retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, espérait obtenir un accord rapide, mais les discussions n'ont pas abouti.



