Référendum en Islande : le non à l'UE l'emporte avec 52 % des voix
Islande : le non à l'UE l'emporte avec 52 %

Le référendum islandais sur une éventuelle adhésion à l'Union européenne s'est soldé par une victoire du « non », avec plus de 52 % des voix, selon les projections de la chaîne de télévision publique RUV, communiquées ce samedi 29 août. Le dépouillement a été plus long que prévu, mais le résultat est sans appel. Seul le décompte d'une circonscription du sud-ouest reste à finaliser, mais il ne devrait pas modifier l'issue du scrutin, selon le média public.

Une participation record depuis 2009

Le succès du « non » s'accompagne d'une participation élevée : 85 % de la population s'est déplacée aux urnes, un niveau qui n'avait pas été atteint depuis les élections législatives de 2009. Cette mobilisation témoigne de l'importance du sujet pour les Islandais, qui ont tranché sur une question qui divise le pays depuis plusieurs années.

La Première ministre, Kristrun Frostadottir, avait déclaré plus tôt en août qu'un « non » couperait net toute possibilité d'intégration de l'île à l'Union européenne. Le gouvernement doit s'exprimer lors d'une conférence de presse prévue à 13 heures, ce qui pourrait officialiser la position de l'exécutif.

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Un processus entamé en 2009

L'Islande avait déposé un dossier d'adhésion à l'UE en 2009, dans un contexte de crise bancaire majeure qui avait frappé le pays. Le processus avait été suspendu en 2013 par un gouvernement eurosceptique, mais le référendum de ce samedi devait permettre de trancher définitivement la question.

Pour Bruxelles, ce rejet représente une déception. L'île, qui compte environ 400 000 habitants, ne relançait pas le débat, souvent houleux, sur l'élargissement de l'Union européenne. Une adhésion islandaise aurait également renforcé stratégiquement le bloc communautaire dans une région où Donald Trump tente d'imposer son influence.

Les arguments des deux camps

Les défenseurs du « oui » mettaient en avant le taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE), fixé à 2,25 %, contre 8 % pour la banque centrale islandaise. Un écart qui, selon eux, aurait pu alléger le coût du crédit pour les ménages et les entreprises islandais.

De leur côté, les partisans du « non » ont fait valoir, comme souvent, la menace que représenterait une intégration à l'UE pour la souveraineté de l'île et, en particulier, pour ses zones de pêche, un secteur économique clé pour l'Islande.

Le résultat définitif est attendu après le décompte de la dernière circonscription, mais les projections de RUV indiquent que le « non » l'emporte sans ambiguïté. Le gouvernement islandais doit maintenant préciser les suites à donner à cette décision lors de sa conférence de presse de 13 heures.

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