Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé, vendredi 21 août, sa volonté de mettre fin à la guerre avec les États-Unis, estimant que Téhéran se trouve en position de force. Cette déclaration, rapportée par l'agence de presse officielle Irna, a été prononcée lors d'un discours devant des responsables politiques et des représentants de la société civile, retransmis en direct à la télévision d'État.
Une position de force revendiquée
« Nous ne cherchons pas la guerre, mais si quelqu'un attaque l'Iran, nous lui répondrons avec force », a déclaré Massoud Pezeshkian, selon des propos cités par Irna. Le président a également souligné que l'Iran avait « la capacité de défendre son territoire et ses intérêts », tout en insistant sur le fait que la République islamique préfère la voie diplomatique.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Téhéran et Washington, marquées par des échanges de menaces et des frappes ciblées ces derniers mois. Le président iranien a toutefois précisé que son gouvernement était prêt à « engager des négociations sérieuses » si les États-Unis montraient des signes de bonne volonté.
Des négociations conditionnées
Massoud Pezeshkian a conditionné toute reprise du dialogue à la levée des sanctions économiques imposées par les États-Unis. « Nous sommes prêts à discuter, mais les sanctions doivent être levées pour que les négociations aboutissent », a-t-il insisté, selon Irna. Il a également appelé à un « engagement mutuel » de la part de l'administration américaine, sans nommer directement le président Joe Biden.
Le président iranien a en outre évoqué la situation régionale, affirmant que l'Iran soutenait la stabilité au Moyen-Orient et rejetait toute escalade militaire. « Nous croyons en une solution politique pour résoudre les crises de la région », a-t-il ajouté, évoquant notamment les conflits en cours en Syrie et au Yémen.
Un discours suivi de près
Ce discours intervient alors que les observateurs internationaux surveillent de près les signaux envoyés par Téhéran, dans un contexte de négociations indirectes sur le programme nucléaire iranien. Les propos de Massoud Pezeshkian pourraient être interprétés comme une ouverture, mais aussi comme une mise en garde, alors que les États-Unis maintiennent une pression militaire dans la région.
Aucune réaction officielle de la Maison-Blanche n'a été rapportée dans l'immédiat. Les prochaines semaines pourraient être décisives pour déterminer si cette déclaration se traduit par des avancées concrètes sur le plan diplomatique, ou si elle reste un simple discours de circonstance.



