La Chine a officiellement durci sa position face aux sanctions américaines visant l'Iran, réaffirmant son opposition à toute mesure unilatérale et son engagement à maintenir une coopération économique normale avec Téhéran. Cette déclaration, rapportée par le ministère chinois des Affaires étrangères, intervient alors que les tensions entre Washington et Pékin sur la question iranienne s'intensifient.
Une réponse ferme aux sanctions américaines
Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, la Chine « s'oppose fermement » aux sanctions américaines et considère que ces mesures « ne contribuent pas à la résolution des problèmes » régionaux. Pékin insiste sur le fait que la coopération économique entre la Chine et l'Iran est « légitime et nécessaire », et qu'elle ne devrait pas être affectée par des pressions extérieures.
Le ministère a également souligné que les sanctions unilatérales violent le droit international et les principes fondamentaux des relations entre États. La Chine appelle donc les États-Unis à « cesser de recourir à des sanctions abusives » et à « revenir sur la voie du dialogue », selon les termes employés dans la déclaration officielle.
Un soutien affiché à la coopération économique
La Chine réaffirme son attachement à l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, dont elle est signataire. Pékin estime que cet accord demeure « la meilleure voie » pour garantir la non-prolifération et la stabilité régionale, et que les sanctions américaines compromettent sa mise en œuvre. Le ministère chinois a rappelé que la Chine continuerait à « protéger les droits et intérêts légitimes » de ses entreprises engagées dans des échanges commerciaux avec l'Iran.
Cette position intervient dans un contexte où les États-Unis ont intensifié leurs pressions pour réduire à néant les exportations pétrolières iraniennes, ciblant notamment les acheteurs asiatiques. La Chine, premier importateur de pétrole iranien, est particulièrement exposée à ces mesures. Selon les données disponibles, Pékin a importé en moyenne plus d'un million de barils par jour en provenance d'Iran au cours des derniers mois, un volume qui pourrait être menacé par les nouvelles sanctions.
Des implications géopolitiques majeures
Cette fermeté chinoise pourrait compliquer les efforts diplomatiques américains pour isoler l'Iran. En maintenant des liens économiques étroits avec Téhéran, la Chine offre à l'Iran une bouée de sauvetage économique et réduit l'efficacité des sanctions. Les analystes estiment que cette position pourrait également influencer d'autres pays asiatiques, comme l'Inde ou la Turquie, qui hésitent à défier Washington sur ce dossier.
La Chine a par ailleurs appelé à une « solution politique » au conflit iranien, insistant sur la nécessité de préserver la stabilité au Moyen-Orient. Elle a réitéré son soutien aux efforts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour le contrôle des activités nucléaires iraniennes, tout en critiquant les « ingérences américaines » dans les affaires internes de l'Iran.
En conclusion, la Chine a annoncé qu'elle poursuivrait son dialogue avec toutes les parties concernées pour « promouvoir la désescalade » et protéger ses intérêts économiques. Cette position ferme pourrait redéfinir les équilibres diplomatiques dans la région et constituer un défi direct à l'hégémonie américaine.



