Les pourparlers entre l'Iran et les États-Unis sur le programme nucléaire sont entravés par des luttes de factions au sein du régime iranien, selon des sources diplomatiques rapportées par Le Monde. Les divisions entre réformateurs et conservateurs à Téhéran ralentissent le processus de négociation, qui peine à aboutir à un accord.
Des divergences profondes au sein du pouvoir iranien
Les réformateurs, favorables à une diplomatie ouverte avec Washington, sont freinés par les conservateurs, qui privilégient une ligne dure. Ces tensions internes se répercutent sur la délégation iranienne, qui n'arrive pas à présenter une position unifiée. Selon une source proche des négociations, « chaque camp tire la couverture à lui, ce qui rend les discussions chaotiques ».
Un calendrier incertain pour les négociations
La reprise des pourparlers, prévue initialement en septembre, pourrait être reportée en raison de ces dissensions. Les diplomates occidentaux s'inquiètent d'un enlisement, alors que les inspections de l'AIEA se poursuivent. Un responsable européen a déclaré : « Nous espérons que Téhéran parviendra à une position claire, sinon le processus risque de s'éterniser ».
Des conséquences sur la scène internationale
Ces luttes de factions affaiblissent la crédibilité de l'Iran dans les négociations. Les États-Unis, de leur côté, maintiennent leur pression avec des sanctions économiques. Les experts estiment que sans une résolution interne, un accord semble difficile à court terme. La communauté internationale observe avec attention les prochaines semaines, déterminantes pour l'avenir du dossier nucléaire iranien.



