Melania Trump préside l'ONU sur l'éducation, dans l'ombre des frappes contre l'Iran
Melania Trump à l'ONU, ombre des frappes Iran

Une première dame à la tête du Conseil de sécurité de l'ONU

Dans un contexte international tendu, marqué par les récentes frappes israélo-américaines contre l'Iran, la première dame des États-Unis, Melania Trump, s'apprête à présider une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies. Cet événement, prévu pour lundi, portera sur le thème de l'éducation et des enfants dans les conflits, un sujet auquel Melania Trump est particulièrement attachée.

Un moment historique dans l'ombre des conflits

Les services de la première dame ont annoncé cette participation il y a quelques jours, suscitant une certaine surprise. Melania Trump, que son mari a récemment qualifiée de « star de cinéma » en référence à un documentaire sorti fin janvier, va ainsi « entrer dans l'Histoire », selon ses équipes. En effet, selon l'ONU, c'est la première fois que l'épouse ou l'époux d'un président en exercice dans le monde préside une telle réunion.

Cette visite « est un signe de l'importance que les États-Unis accordent au Conseil de sécurité et au sujet » de l'éducation, avait estimé Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU, la semaine dernière. Cependant, ce commentaire a été fait avant le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran, qui ont entraîné la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei, et plus de 100 victimes dans une école pour filles selon les autorités iraniennes.

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Des contradictions dans la politique américaine

Alors que Donald Trump a récemment répété que l'ONU « a un grand potentiel » mais ne l'a « jamais réalisé », son ambassadeur aux Nations unies, Mike Waltz, a critiqué samedi le Conseil de sécurité, incapable de faire respecter ses multiples résolutions sur l'Iran, notamment concernant son programme nucléaire. La présence à une réunion d'urgence du Conseil, quelques heures après le début des frappes, « tourne cet organe en dérision, mais là où l'ONU manque de clarté morale, les États-Unis la maintiennent », a-t-il déclaré.

Daniel Forti, analyste pour International Crisis Group, doute que la visite de Melania Trump marque un changement d'attitude de l'administration Trump envers les Nations unies. Il estime que cela va « seulement renforcer les contradictions inhérentes à la politique américaine sur la guerre et la paix », notant que la guerre va en plus « faire de l'ombre » à cette présidence inédite.

Un engagement critiqué dans un contexte difficile

Melania Trump a notamment négocié avec Moscou pour obtenir la libération d'enfants ukrainiens enlevés par la Russie, démontrant son intérêt pour les questions liées à l'enfance. Cependant, l'analyste souligne qu'il est « difficile d'imaginer que d'autres membres prennent au sérieux les mots américains sur les enfants, l'éducation et la paix, en particulier après la frappe d'une école pour filles dans le sud de l'Iran ».

De plus, certains pourraient critiquer l'administration Trump pour boycotter des bureaux onusiens travaillant sur des sujets similaires. En effet, depuis un an, les États-Unis se sont retirés de l'Unesco, en charge de l'éducation, de la science et de la culture, et ont décidé de ne plus travailler avec la représentante spéciale de l'ONU pour les enfants dans les conflits armés.

Cette présidence de Melania Trump, bien que symbolique, intervient donc à un moment où les actions militaires américaines et israéliennes en Iran risquent de reléguer au second plan les discussions sur l'éducation et la protection des enfants dans les zones de conflit.

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