Les discussions sur le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) se sont soldées par un échec vendredi à l'ONU, les grandes puissances n'ayant pas réussi à surmonter leurs divergences sur le désarmement. Les États-Unis, la Russie et la Chine se sont mutuellement blâmés pour l'absence de progrès, tandis que les pays non nucléaires ont exprimé leur frustration.
Des positions irréconciliables
Les négociations, qui se déroulaient depuis trois semaines à New York, visaient à renforcer le TNP, pilier de la non-prolifération depuis 1970. Mais les désaccords sur les obligations de désarmement des puissances nucléaires ont bloqué tout accord. Washington a accusé Moscou et Pékin de ne pas respecter leurs engagements, tandis que ces derniers ont critiqué les programmes nucléaires américains et l'OTAN.
Les pays non nucléaires, comme le Brésil et l'Afrique du Sud, ont dénoncé l'inaction des grandes puissances. « Le TNP est en danger », a averti un diplomate brésilien. Les tensions géopolitiques actuelles, notamment la guerre en Ukraine, ont également entravé les discussions.
Conséquences pour l'avenir
Cet échec fragilise le régime de non-prolifération et pourrait encourager certains pays à développer l'arme atomique. L'Iran, déjà sous sanctions, pourrait accélérer son programme. Les experts redoutent une course aux armements. Les prochaines discussions sont prévues en 2028, mais sans accord, le TNP risque de perdre sa crédibilité.
Les États-Unis ont appelé à la poursuite du dialogue, mais la Russie a conditionné toute reprise des négociations à un changement de politique américaine. La Chine, de son côté, a réaffirmé son attachement au TNP tout en critiquant les alliances nucléaires occidentales. Les ONG ont regretté une occasion manquée pour la paix mondiale.



