Israël et Hezbollah cessent-le-feu après 47 morts au Liban
Trêve fragile entre Israël et Hezbollah au Liban

Israël et le Hezbollah ont accepté un nouveau cessez-le-feu au Liban, vendredi 19 juin, après une journée de violences ayant fait au moins 47 morts. Cette trêve fragile intervient alors que Washington tente de préserver l’accord intérimaire conclu avec l’Iran pour éviter une extension du conflit régional.

Des affrontements meurtriers

Au moins 47 personnes ont été tuées et 97 autres blessées au Liban suite aux frappes israéliennes. Israël a annoncé la mort de quatre soldats. La trêve devait entrer en vigueur à 16 heures, heure locale, selon Reuters. Confirmée par un responsable américain, un haut responsable israélien et deux sources au sein du Hezbollah, la situation restait fragile : des sources sécuritaires libanaises ont affirmé qu’Israël avait mené une dizaine de frappes dans la première heure suivant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, avant une accalmie après 17 heures.

Impact sur les négociations avec l’Iran

En parallèle de cette flambée de violence, la réunion prévue ce vendredi en Suisse entre Washington et Téhéran, consacrée à la mise en œuvre du protocole signé deux jours plus tôt, a été annulée. Ce texte ouvre une période de 60 jours pour négocier un compromis durable sur le programme nucléaire iranien, relancer le trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz et faire cesser les hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban.

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Fracture entre Washington et Israël

La crise révèle aussi une fracture inédite entre Washington et son allié israélien. Jeudi, le vice-président américain J.D. Vance a adressé un avertissement d’une rare dureté à Israël, accusé de mettre en péril l’accord avec l’Iran, relate The Times of Israel. « Donald Trump est le seul chef d’État au monde à être bienveillant envers la nation d’Israël en ce moment précis », a-t-il lancé, en visant les critiques des ministres d’extrême droite Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich. « Si je faisais partie du cabinet du gouvernement israélien, je n’attaquerais peut-être pas le seul allié puissant qu’il me reste encore », a-t-il ajouté.

Donald Trump a de son côté affirmé avoir demandé à Israël d’accepter le cessez-le-feu. Benyamin Netanyahu a, lui, promis de faire payer « un très lourd prix » au Hezbollah après la mort des quatre soldats, tout en maintenant l’armée israélienne dans une « zone de sécurité » au sud du Liban. De nouvelles discussions entre Israël et le Liban doivent se tenir du 23 au 25 juin à Washington, avec en toile de fond l’exigence américaine d’un désarmement du Hezbollah.

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